Eric Roy avait mis Pierre Lees-Melou dans la confidence de sa maladie, « un secret dur à savoir »
Stade Brestois•L’actuel milieu de terrain du Paris FC a raconté en interview à France Tv le jour où Eric Roy lui a révélé souffrir d’un cancer du pancréas lors d’un repas en 2024W.P.
Décédé le 17 juin dernier d’un cancer du pancréas, Eric Roy laissera le souvenir d’un entraîneur brillant et digne dans la maladie. L’ancien technicien du Stade Brestois avait tenu à ne pas parler du mal qui le rongeait à son vestiaire, exception faite pour son ancien milieu de terrain Pierre Lees-Melou. Ce dernier raconte à France TV avoir été mis dans la confidence par Roy au détour d’un repas au restaurant en 2024. « Il m’a dit : ''c’est entre toi et moi''. Donc, je n’ai jamais rien dit. […] C’était un secret dur à savoir. » A l’époque, le joueur, désormais capitaine du Paris FC, avait été frustré par son transfert avorté au Stade Rennais.
« On avait fait ce fameux restaurant tous les deux pour m’avouer sa maladie, pour me mettre dans la confidence et me montrer une certaine preuve de confiance, confie Lees-Melou. Et pour me faire comprendre qu’il y avait des choses plus graves dans la vie, je pense aussi. » L’ancien Brestois avait fini par faire son retour et avait poursuivi son aventure avec le club breton jusqu’en 2025.
« Je le voyais des fois plus affaibli »
« Ce sont des discussions qui marquent. Forcément, c’est touchant quand on apprend ça de son propre coach à qui on doit beaucoup de choses, sachant qu’on sortait d’une grosse saison, qu’on sent qu’il est quand même affaibli. » Eric Roy avait guidé Brest vers une 3e place historique en Ligue 1, synonyme de qualification en Ligue des champions.
Pierre Lees-Melou évoque également la progression de la maladie qui affaiblissait son entraîneur. « Je le voyais des fois plus affaibli. J’avais une relation où on se chambrait beaucoup lui et moi et une fois il était venu avec des lunettes et je l’avais chambré un peu en disant : ''nouvelle saison, nouveau look cette année''. Il avait rigolé mais il était venu me parler à l’oreille en me disant : ''j’ai commencé une nouvelle chimio et je commence à un peu perdre la vue.'' Je m’étais senti con. »



















