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La Ligue 1 n’est-elle plus qu’un vulgaire entraînement pour le PSG ?

PSG - Strasbourg : La Ligue 1 n’est-elle plus qu’un vulgaire entraînement pour Paris ?

Balade nocturneAu terme d’un match fou mais pas très maîtrisé, le PSG n’a pas réussi à faire mieux qu’un match nul face à Strasbourg (3-3)
Antoine Huot de Saint Albin

Antoine Huot de Saint Albin

L'essentiel

  • Accroché et bousculé par Strasbourg (3-3), vendredi soir au Parc des Princes, Paris a encore perdu des points en championnat.
  • Après la trêve internationale et avant la Ligue des champions face au Bayer Leverkusen, Luis Enrique avait décidé de faire de nombreux changements dans son XI de départ.
  • S’il peut perdre la tête du championnat ce samedi, le PSG ne se fait pas de souci et remettra les choses en ordre au printemps là où les matchs comptent.

Au Parc des Princes,

Les sismologues devraient être attentifs ce samedi car, du côté de Marseille et de Lyon, quelques secousses pourraient être ressenties. La tectonique des plaques est telle qu’un petit dérapage à Paris peut avoir de grosses conséquences sur le Vieux-Port ou en bord de Rhône. Car, après avoir été accroché par Strasbourg (3-3), vendredi soir au Parc des Princes, le PSG pourrait perdre son fauteuil de leadeur de la Ligue 1 ce week-end.

Une victoire de l’OM ou de l’OL et les champions d’Europe descendront de leur trône. Pas pour longtemps, diront les supporteurs parisiens et tous les observateurs du football. Certes. Mais, après une année où les hommes de Luis Enrique ont écrabouillé le championnat, terminant avec 19 points d’avance sur leur dauphin, les voir déjà avec une défaite et deux nuls en huit journées (une défaite et six nuls sur toute la saison dernière) n’est pas anodin.

Luis Enrique en M. Bricolage

Mais doit-on vraiment s’inquiéter pour Paris ? Non, bien évidemment, d’autant que cette première partie de saison en championnat est presque dédiée à assurer les affaires courantes, et ils le font très bien, après une saison aussi historique qu’éreintante. Un dernier match le 13 juillet en finale de Coupe du monde des clubs avant de reprendre officiellement les affaires un mois plus tard en L1, comment voulez-vous être performants sur le long terme ?

Les dégâts ont été immédiats, ou presque : Ousmane Dembélé, Désiré Doué, João Neves, Fabian Ruiz, Marquinhos… Les trois-quart de l’effectif parisien sont passés par la case infirmerie. Alors, Luis Enrique bricole avec ce qu’il a à disposition. Titulaire en pointe face au Barça en Ligue des champions, Senny Mayulu a parfois joué arrière droit en phase défensive contre les Alsaciens vendredi. Avec lui, trois autres titis parisiens ont été alignés par le coach espagnol, qui avait laissé Achraf Hakimi, Khvicha Kvaratskhelia, Vitinha, Nuno Mendes et Pacho, excusez du peu, sur le banc.

A 3-1 pour Strasbourg un peu après les citrons, on a imaginé le technicien parisien faire entrer tous ses Avengers pour rapidement inverser la situation. Même pas, pas d’affolement. Seuls Pacho, appelé à la rescousse face au calvaire vécu par le petit copain Beraldo opposé à ce diable de Panichelli, et Kvaratskhelia, pour donner un peu de peps, ont fait leur apparition sur la pelouse du Parc en même temps que le gamin Quentin Ndjantou. Pas plus, pas moins.

Objectif être prêt au printemps

« Cette saison, je dois gérer l’avant-trêve internationale et aussi les après-matchs internationaux parce qu’il faut contrôler la charge de minute de mes joueurs, a commenté Luis Enrique en conférence de presse. Je pense que l’objectif que nous avions avant le match a fonctionné. » A savoir ne pas perdre, déjà, et surtout ne pas voir d’autres joueurs importants rejoindre l’infirmerie. Une soirée parfaite donc pour Hakimi, Vitinha et Nuno Mendes (entré à deux minutes de la fin du match), restés dans le formol.

Luis Enrique semble prêt à perdre çà et là des points en championnat, et en profiter pour donner de l’expérience aux petiots, si c’est pour retrouver ses hommes en pleine forme en deuxième partie de saison. « On cherche à être compétitifs dans toutes les compétitions, mais nous savons, par expérience, quels seront les mois où vont se jouer toutes les compétitions, a expliqué l’ex-coach du Barça. Notre objectif, c’est qu’on arrive aux meilleurs moments de la compétition et avoir la possibilité de gagner tous les trophées. C’est notre ambition comme équipe, mais ce sera très difficile. »

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D’autant qu’il faut quand même être performant tout au long de la saison si on veut prétendre à de tels trophées. Si la L1 est longue est les embûches nombreuses pour toutes les équipes, et donc des points « facilement » rattrapable, la Ligue des champions peut s’avérer bien plus piégeuse sur un temps raccourci. Et Paris l’a bien appris la saison dernière pour ne pas se reprendre la tête durant cet exercice. Après deux victoires en deux matchs, le PSG se rend mardi au Bayer Leverkusen pour consolider sa place dans le top 8, qui permet d’éviter les barrages, et donc deux matchs de plus à disputer.

« Ça nous prépare bien pour la Ligue des champions »

Si Kang-in Lee assurait après la rencontre face à Strasbourg que les joueurs parisiens prenaient les matchs les uns après les autres (une nouveauté dans le discours d’un footballeur), avec la même importance, on a décelé une toute petite différence dans les propos de Warren Zaïre-Emery, capitaine d’un soir et revenu à un très bon niveau : « Revenir de la trêve, jouer contre Strasbourg, ce n’est pas facile, assure le n° 33 du PSG. Une équipe qui met beaucoup d’intensité dans les duels, une équipe jeune qui court beaucoup. […] Ça n’a pas été un match facile, et ça nous prépare bien pour le match en Ligue des champions. »

On devrait donc revoir toutes les forces vives, enfin celles qui ont eu le feu vert médical, mardi en Rhénanie-du-Nord-Westphalie. Et notamment Désiré Doué, qui faisait son retour face à Strasbourg après plusieurs semaines de blessures. Même s’il a été décisif sur l’ouverture du score de Barcola et a obtenu un penalty qui a été transformé par Gonçalo Ramos, l’ancien Rennais a eu du mal à être dans le rythme privilégiant souvent la solution individuelle. Pour lui aussi, la Ligue 1 est devenue un entraînement en vue de plus grandes échéances.