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Pour le PSG, le titre c’est bien, la Ligue des champions c’est encore mieux

PSG-Angers : Pour Paris, le titre c’est très bien mais la Ligue des champions c’est encore mieux

footballA peine leur titre en poche, les joueurs parisiens ont basculé vers le quart de finale aller de C1 face à Aston Villa
Nicolas Camus

Nicolas Camus

L'essentiel

  • Le PSG s’est assuré de son 13e titre de champion ce samedi grâce à une courte victoire face à Angers (1-0) lors de la 28e journée de Ligue 1.
  • Heureux d’avoir rempli ce premier objectif, les Parisiens se sont rapidement tournés après la rencontre vers le quart de finale aller de la Ligue des champions qui les attend dès mercredi contre Aston Villa.
  • A l’entame de ce mois d’avril charnière, les signaux envoyés par cette équipe font souffler un vent d’optimisme au sein du club et chez les observateurs.

Au Parc des Princes,

Le tour d’honneur est terminé depuis quelques minutes déjà. Les supporters sont en train de quitter les tribunes du Parc des Princes, heureux d’avoir vu leur équipe battre Angers (1-0) et valider ce titre de champion qui n’était plus qu’une formalité. La plupart des joueurs se sont éclipsés, mais pas tous. Gigio Donnarumma, Lucas Hernandez, Khvicha Kvaratskhelia, Joao Neves et Vitinha sont encore là, sur la pelouse, avec femmes et enfants. Marquinhos également. Le capitaine parisien prend la pose pour une photo souvenir en famille. « Il faut profiter de chaque titre », dira-t-il un peu plus tard en zone mixte.

Entre-temps, le taulier brésilien, qui a remporté son 10e titre de champion personnel – nouveau record –, est repassé par les vestiaires, où il s’est déjà remis en mode compétition. « On a célébré un peu sur le terrain, mais tout de suite après on a tourné la tête vers les objectifs qu’on a encore, raconte-t-il. C’est une fin de saison très excitante qui nous attend. » Il y a la finale de la Coupe de France, cette invincibilité à étirer jusqu’au bout en Ligue 1, et bien sûr la Ligue des champions. C’est elle qui colonise dorénavant toutes les pensées des Parisiens.

« On a gagné le championnat mais il reste le plus important », lâche de son côté Lucas Hernandez avec honnêteté. Surdimensionné pour le foot français, ce PSG voit évidemment plus large, porté par des résultats et un niveau de jeu impressionnants ces derniers mois. Depuis le début d’année 2025, le club de la capitale a disputé 23 rencontres. Il en a remportées 21, pour un match nul contre Reims (1-1) et une défaite en 8e de finale aller de C1 face à Liverpool (0-1).

Paris est escorté par un sentiment de toute-puissance rarement atteint, même les années où il s’est hissé en finale ou dans le dernier carré européen. « L’an passé, l’équipe était très bonne. Mais cette saison, on est clairement meilleurs par notre capacité à renverser des situations, apprécie Luis Enrique. Nous en avons vécu des délicates en Ligue des champions et les joueurs ont fait preuve d’une maturité qui ne correspond à pas à une équipe si jeune. »

Dembélé au tison, tout le monde au diapason

Le match retour à Liverpool constitue une référence, mais c’est à chaque sortie que les Parisiens confirment ces progrès, avec un collectif toujours plus affirmé. « Le staff nous transmet cet ADN de groupe, de cohésion, c’est comme ça que les choses fonctionnent le mieux, poursuit Marquinhos. On voit sur le terrain, chacun fait l’effort pour l’autre. Les choses vont bien pour nous comme ça. »

La victoire de samedi contre Angers n’a pas soulevé les foules, mais les nombreuses retouches apportées une nouvelle fois par Luis Enrique n’ont pas eu d’incidences sur les principes fondamentaux qui font la force de cette équipe, appliquée, intense, étouffante pour l’adverse, avec toujours ce brin de génie qui peut venir débloquer une situation. Ce n’était pas cette fois Ousmane Dembélé, sur le banc au coup d’envoi, mais Kvaratskhelia, dont le ballon gratté très haut puis le centre parfait ont trouvé la volée de Doué.

Les joueurs du PSG avec leurs supporters au pied de la tribune Auteuil.
Les joueurs du PSG avec leurs supporters au pied de la tribune Auteuil.  - Franck Fife

Si Dembélé est la tête qui dépasse grâce à son début d’année de Ballon d’or (32 buts), on trouve derrière lui trois joueurs à plus de 10 buts (Barcola 18, Ramos 14 et Doué 11), avec également quatre autres éléments impliqués sur plus de 10 réalisations (Hakimi, Ruiz, Neves et Lee), quand la saison dernière c’était le désert derrière Kylian Mbappé et ses 44 pions.

La fameuse prédiction de Luis Enrique sur ce PSG qui serait plus fort sans sa star en développant d’autres armes est en train de prendre forme. Et ça aiguise les appétits. « Les supporters croient en nous, il faut que nous aussi. Si on continue avec cette mentalité, on a de belles choses à aller chercher. » Le Collectif Ultras Paris semble approuver, lui qui avait déployé une banderole « Une équipe qui rassemble et nous ressemble, fiers d’être champions » pendant la rencontre.

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Pour ne rien gâcher, tout le monde est sur le pont à l’entame de ce mois d’avril charnière. Pas un blessé à déplorer, même Kimpembe a rejoué, alors que Lucas Hernandez vient de disputer deux matchs entiers en l’espace d’une semaine, une grande première pour lui cette saison. « Il y a tout pour faire de belles choses », résume l’entraîneur espagnol, en se projetant sur la fin de saison comme sur les suivantes. Tout va très bien à Paris, on a presque envie de dire trop bien. Ça fait des années qu’on suit ce PSG, il y a forcément une embrouille quelque part. Et si cette saison, l’embrouille était qu’il n’y en ait pas ?