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L’ADN PSG, ça fonctionne même à Barcelone avec l’équipe B

Barça - PSG : « Peu importe les joueurs, nous sommes là »… L’ADN PSG, ça fonctionne même à Barcelone avec l’équipe B

footballPrivés de nombreux titulaires pour le choc face au FC Barcelone, les Parisiens ont tout de même réussi à l’emporter mercredi soir, démontrant une force collective redoutable
Ligue des champions : Barça- PSG le brief-débrief
Nicolas Camus

Nicolas Camus

L'essentiel

  • Malgré toutes les absences (Dembélé, Doué, Kvaratskhelia, Joao Neves, Marquinhos), le PSG a réussi à renverser le FC Barcelone (1-2) mercredi soir lors de la 2e journée de la Ligue des champions.
  • Une victoire de prestige qui illustre la maturité et l’assurance acquises par l’équipe parisienne depuis la saison dernière, ponctuée par son titre de champion d’Europe
  • « Quels que soient les joueurs qui portent le maillot du PSG, nous jouons avec cet ADN, cette identité », apprécie l’entraîneur Luis Enrique, qui n’a pas hésité à lancer plusieurs titis au front dans ce match pourtant compliqué sur la pelouse de l’une des meilleures équipes d’Europe.

De notre envoyé spécial à Barcelone,

On leur promettait l’enfer, ils en ont fait une démonstration. Peut-être pas de force, car les Parisiens ont beaucoup souffert lors de la première demi-heure, et ils ne doivent qu’à deux sauvetages improbables de Zabarnyi et Hakimi sur leur ligne de ne pas avoir encaissé un deuxième but qui aurait pu être fatal. Mais de caractère, ça c’est une certitude.

Malgré l'absence du capitaine Marquinhos, malgré une ligne d’attaque entière à l’infirmerie, malgré le forfait de dernière minute de Joao Neves au milieu, malgré un adversaire invaincu depuis le début de saison qui jouait chez lui, le PSG est reparti mercredi soir de Barcelone avec une victoire (1-2). « C’est une grande déclaration de notre équipe », résume parfaitement Vitinha. Un message qui n’aura certainement pas échappé à l’Europe.

La marmaille épate

Il faut voir l’équipe de départ alignée par Luis Enrique, avec Ibrahim Mbaye (17 ans) et Senny Mayulu (19 ans) en attaque – alors que le second est un milieu de terrain, au passage – pour épauler le vétéran Bradley Barcola (23 ans). Warren Zaïre-Emery (19 ans), dans le creux de la vague ces derniers mois, était lui relancé au milieu, dans un contexte pas facile. Et en fin de rencontre, on a même découvert le petit Quentin Ndjantou (18 ans), qui venait tout juste de faire ses débuts chez les grands le week-end dernier en championnat. La marmaille parisienne, parfaitement guidée par les cadres survivants, a épaté tout le monde, et Vitinha le premier :

« Je suis fier de cette équipe, vraiment. On a déjà réussi à renverser des résultats plusieurs fois, mais là t’as cinq joueurs normalement titulaires qui ne sont pas là, des titis qui jouent, d’autres qui entrent, tu es mené contre une des meilleures équipes d’Europe, chez elle. On aurait pu lâcher et commencer à prendre des buts, mais non, on a fait le contraire et on a renversé le match. C’est fort, très fort ce qu’on a fait. »

Le milieu portugais n’est pas le baromètre de cette équipe pour rien. Après une mise en route compliquée, il est monté en puissance et a fini par prendre possession du match en seconde période, pour emmener tout le monde avec lui. Le PSG a retrouvé son pressing, sa manière bien à lui d’étouffer l’adversaire en avançant, à chaque coin du terrain, et de se projeter à la vitesse de l’éclair, avec Hakimi et Nuno Mendes en mode dragsters sur les côtés. Et des jeunots qui n’ont pas froid aux yeux.

Zaïre-Emery a montré une activité qu’on lui avait plus vue depuis longtemps, Mbaye n’a pas hésité à utiliser sa vitesse pour percuter une défense catalane décidément fragile, et Mayulu a remis son équipe à hauteur au meilleur moment (38e) d’un vrai but d’avant-centre. « Il faut les féliciter, insiste Vitinha. Ils ont la qualité, ça on le sait, mais ce soir [mercredi] ils ont surtout montré de la personnalité. Il faut en avoir pour jouer comme ça ici. C’est ça qu’il faut vraiment valoriser. »

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Pour Mayulu, c’est un deuxième but qui compte encore beaucoup, après celui inscrit en finale de la Ligue des champions. Le milieu de terrain fait son trou peu à peu, depuis la saison dernière, et montre la voie à ceux qui viennent derrière. « On a le même âge, ou un an d’écart. On essaye d’être tous ensemble, dit-il tranquillement. C’est une fierté de voir les titis monter et rentrer dans ce genre de match. On essaye chaque jour de travailler à l’entraînement pour que le coach nous fasse confiance. Quand il le fait, on essaye de lui rendre. »

Luis Enrique ne s’est pas attardé sur la jeune garde en conférence de presse, mais il a loué le comportement de son équipe de manière générale, heureux de constater que les préceptes restent malgré les aléas. « Quels que soient les joueurs qui portent le maillot du PSG, nous jouons avec cet ADN, cette identité. Face à Barcelone, c’est toujours difficile, presque impossible mais nous avons surmonté la pression de l’adversaire, a-t-il salué. Peu importent les joueurs, nous sommes-là. Je me répète, nous sommes une vraie équipe. »

« C’est une victoire de champion d’Europe »

Une équipe qui a bien grandi en un an, quand on se rappelle le brouillard dans lequel elle évoluait au début de la dernière campagne européenne. Bien des choses se sont passées depuis, et le titre de champion d’Europe décroché en bout de chaîne n’a fait que renforcer la confiance des joueurs qui la composent. « C’est une victoire de champion d’Europe, on peut dire ça comme ça, estime Nuno Mendes. On sait que cette année, ça va être plus difficile parce que tout le monde veut jouer contre nous et nous battre. Mais on croit toujours en nous. »

Ce Paris Saint-Germain trimballe désormais une assurance à toute épreuve. Il est prêt à faire face aux imprévus, certain que sa force collective va lui permettre à un moment ou à un autre de trouver la solution. Pas un hasard s'il a remporté huit des 15 matchs où il a concédé l’ouverture du score sur l'année 2025, record du club. « Tu dois savoir gérer le match et t’adapter, rappelle Luis Enrique. On a montré l’année dernière notre faculté à surmonter les difficultés pendant les matchs, on l’a encore vu cette saison contre Tottenham en Supercoupe. On est fiers de ça. »

Au final, sur le plan sportif, cette victoire n’augure de rien, si ce n’est d’une qualification qui ne devrait pas poser trop de problèmes, contrairement à la saison passée. Mais elle ne raconte pas la suite de l’histoire. Le PSG est bien placé pour savoir que les vérités de l’automne ne sont pas celles du printemps, dans cette nouvelle formule à rallonge. Il faut juste prendre ce succès pour ce qu’il est, une formidable affirmation que le cadre est désormais suffisamment clair et compris de tous pour que l’équipe continue d’avancer, quoi qu’il se passe. Ce qui n’empêche pas qu’on a hâte de la revoir avec son nouveau Ballon d’or et toutes ses armes offensives. Miam.