Guerre Israël-Iran : Dans le bureau de Donald Trump, le malaise des joueurs de la Juventus Turin
pas le même métier•Avant de battre les Emiratis d’Al Aïn lors de la Coupe du monde des clubs, le club italien était présent à la Maison-BlancheA.H.
Il n’y a pas eu photo, dans la nuit de mercredi à jeudi, entre la Juventus Turin et Al Aïn pour le compte de la Coupe du monde des clubs. Les Italiens n’ont fait qu’une bouchée des Emiratis (5-0), avec notamment un doublé de Randal Kolo Muani et les dribbles déroutants de Francisco Conceiçao. De bon augure pour une qualification pour la phase finale dans un groupe où se trouve également le Wydad Casablanca et Manchester City.
Une balade de santé, donc, pour la Vieille Dame à Washington, loin du calvaire qu’elle avait enduré un peu plus tôt dans la journée. Quelques joueurs, dont les Américains Timothy Weah et Winston McKennie, ont été invités à la Maison-Blanche, directement dans le Bureau Ovale du président Donald Trump. Cela aurait pu rester une simple visite de courtoisie pour échanger un peu autour du ballon rond… C’était mal connaître le président américain.
« Une femme pourrait jouer dans votre équipe ? »
Plantés comme des sardines derrière Donald Trump, assis à son bureau, joueurs, staff et dirigeants ont vu le républicain se lancer dans une conférence de presse improvisée où il a évoqué l’actualité, et notamment la guerre entre Israël et l’Iran, laissant planer le doute sur de possibles frappes américaines en Iran.
Il en a aussi profité pour prendre à témoin les joueurs de la Juventus pour justifier sa politique migratoire. « Comme certains de ces gars derrière moi, s’ils viennent légalement, on les veut, a commenté Donald Trump devant la gêne spectaculaire du club italien. Ils doivent dire qu’ils aiment l’Amérique, qu’ils aiment notre pays. Et s’ils ne peuvent pas le dire, on n’en veut pas. »
Malaise renforcé quand Trump a demandé à deux joueurs si « une femme pourrait jouer dans [votre] équipe ? » Damien Comolli, le nouveau président de la Juve, a eu une réponse diplomate : « On a une très bonne équipe féminine. » Réplique directe de Donald Trump, toujours fidèle à son combat transphobe de ne pas voir de femmes transgenres dans les compétitions féminines : « Elles devraient jouer uniquement avec des femmes. »


















