Passer au contenu principalPasser à l'en-têtePasser au pied de page
Cherki assure n’avoir « jamais eu de contacts officiels » avec l’Algérie

VIDEO. Equipe de France : Rayan Cherki assure n’avoir « jamais eu de contacts officiels » avec la sélection algérienne

PolémiqueLe milieu offensif de l’OL, convoqué pour la première fois de sa carrière par Didier Deschamps, était susceptible de choisir de jouer pour l’Algérie ou pour l’Italie. Mais il nie ce mardi avoir été officiellement sollicité par l’une de ces sélections
Rayan Cherki appelé par Didier Deschamps pour le bloquer, vraiment ?
Jérémy Laugier

J.Lau.

L'essentiel

  • Rayan Cherki a participé lundi à sa première conférence de presse avec l’équipe de France A, avant la demi-finale de la Ligue des nations des Bleus contre l’Espagne, jeudi (21 heures) à Stuttgart.
  • Après une brillante saison à l’OL, le milieu offensif de 21 ans affirme ne pas s’être inquiété face à cette convocation tardive de Didier Deschamps : « C’est un long chemin pour arriver ici. On est patient, on travaille, et je suis très heureux d’être ici ».
  • Sa présence avec les Bleus en juin a-t-elle été précipitée par un coup de pression de son entourage quant à sa possibilité de jouer pour la sélection algérienne, voire pour la Nazionale ? « Je n’ai jamais parlé avec un sélectionneur ou un président d’une autre Fédération, aucun n’a même essayé de me joindre », vient de confier Rayan Cherki dans une interview publiée ce mardi par L’Equipe.

On ignore si Rayan Cherki aura droit à ses premières minutes de jeu avec l’équipe de France A dès la demi-finale de la Ligue des nations contre l’Espagne, jeudi (21 heures) à Stuttgart. Mais le meneur de jeu lyonnais a déjà vécu lundi sa première conférence de presse avec les grands, après avoir disputé 23 matchs (pour 13 buts) avec les Espoirs, et vécu l’aventure argentée lors des JO de Paris 2024.

Au vu de sa brillante saison avec l’OL (12 buts et 20 passes décisives, toutes compétitions confondues), la question sur ses doutes quant au timing tardif de sa première convocation avec les Bleus lui a vite été posée. D’autant qu’entre sa mère d’origine algérienne et son père d’origine italienne, Rayan Cherki aurait pu opter pour l’une de ces deux autres sélections.

Rayan Cherki (à gauche), ici lors d'un de ses premiers entraînements avec l'équipe de France A, lundi à Clairefontaine aux côtés de Michael Olise et de Kylian Mbappé.
Rayan Cherki (à gauche), ici lors d'un de ses premiers entraînements avec l'équipe de France A, lundi à Clairefontaine aux côtés de Michael Olise et de Kylian Mbappé.  - F. Fife / AFP

« C’est un long chemin pour arriver ici »

« Non, je ne me suis pas inquiété de ne pas y être avant, assure le joueur de 21 ans. C’est un long chemin pour arriver ici. On est patient, on travaille, et je suis très heureux d’être ici. J’avais un plan que j’ai suivi à la lettre : c’était de me préparer à toute éventualité. Aujourd’hui, c’est bien d’être appelé en A mais j’espère que ça n’est que le début d’une longue histoire. L’important, c’est de rester, de prouver pourquoi j’ai été appelé. »

Le virtuose de l’OL, qui souhaite quitter son club formateur cet été, sans doute pour rejoindre Manchester City dans les prochaines semaines, a indiqué face aux médias que sa principale inspiration dans l’histoire des Bleus n’était autre que Zinédine Zidane. En attendant que « Zizou » soit probablement dans un peu plus d’un an son sélectionneur, Rayan Cherki est conscient qu’une polémique entoure son arrivée en équipe de France.

« Je ne bloque personne », insiste Deschamps

Car d’après L’Equipe, le meilleur passeur de la saison en Ligue 1 et en Ligue Europa avait récemment laissé filtrer en privé qu’il répondrait favorablement à l’appel des Fennecs, voire de l’Italie, s’il n’était pas convoqué en juin avec les A français. « Quand je sélectionne un joueur qui a la liberté de pouvoir choisir une autre équipe nationale, je le prends parce que j’en ai besoin, pas pour l’empêcher de faire autre chose. Je ne bloque personne », avait à ce sujet confié Didier Deschamps à son sujet, lors de l’annonce de sa liste le 21 mai.

Restait à entendre le son de cloche de Rayan Cherki himself, alors que de nombreux fans des Fennecs sont particulièrement remontés contre lui depuis deux semaines. Dans une interview publiée ce mardi par L’Equipe, il a évoqué la question des supposées sollicitations de la Fédération algérienne de football.

« Pour être franc et sincère, je n’ai jamais eu de contacts officiels avec les deux sélections. Avant que je débute ma carrière, en 2019, mon père a pu croiser Djamel Belmadi [alors sélectionneur de l’Algérie]. Mais depuis, les seules personnes qui ont pu m’en parler, ce sont deux ou trois joueurs que je connais personnellement, et il y a quelques semaines un préparateur physique des Fennecs, que j’ai côtoyé à Lyon [l’Italien Paolo Rongoni]. Mais je n’ai jamais parlé avec un sélectionneur ou un président d’une autre Fédération, aucun n’a même essayé de me joindre. »

Rayan Cherki
Notre dossier sur Rayan Cherki

Feuilleton a priori clos donc, sauf si « DD » ne fait pas participer Rayan Cherki au moindre match officiel des Bleus dans les prochains mois. Un tel scénario pourrait permettre au prometteur milieu offensif de rejoindre à tout moment une autre sélection, comme ça a pu être le cas dans un passé récent pour Aymeric Laporte (Espagne) et Houssem Aouar (Algérie). Mais le scénario d’une entrée en jeu accompagnée d’un but décisif dès jeudi soir face à la Roja de Lamine Yamal sonne très bien, non ?