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Robinho, condamné pour viol, va devoir purger sa peine de prison au Brésil

Robinho, condamné pour viol en Italie, va devoir purger sa peine de prison au Brésil

Derrière les barreauxRobinho va devoir purger dans son pays une condamnation à neuf ans de prison pour viol en réunion prononcée par contumace en Italie
Antoine Huot de Saint Albin

A.H. avec AFP

Robinho ne dormira pas en prison, en tout cas pas tout de suite. D’autres recours restent en effet possibles, notamment devant la Cour suprême, mais la justice du Brésil a tranché : l’ex-footballeur va devoir purger dans son pays une condamnation à neuf ans de prison pour viol en réunion prononcée par contumace en Italie, en ont ainsi décidé les magistrats du Tribunal supérieur de justice de Brasilia.

L’ancien international auriverde, qui jouait à l’AC Milan au moment des faits, était déjà rentré au Brésil lors de sa condamnation par la justice italienne en 2017, une peine confirmée par la Cour de cassation en janvier 2022. La Constitution du Brésil ne permettant pas l’extradition de ses ressortissants, l’Italie a réclamé en février 2023 qu’il purge sa peine dans son pays natal, ce qui est possible depuis l’entrée en vigueur d’une loi brésilienne datant de 2017.

Le viol, un crime « impardonnable » selon Lula

Si cette demande n’était pas acceptée, « l’Etat brésilien permettrait l’impunité face à un crime reconnu par un Etat étranger », a déclaré le premier juge à voter, Francisco Falcao. Les magistrats du STJ n’ont pas jugé le fond de l’affaire, mais ont seulement évalué si la demande de la justice italienne était recevable d’un point de vue juridique.

La semaine dernière, le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva s’était dit favorable à ce que Robinho purge sa peine dans son pays, pour « payer le prix de son irresponsabilité ». Le viol est un crime « impardonnable », avait-il souligné.

Robinho crie au racisme

L’avocat de Robinho, José Eduardo Alckmin, avait réclamé en début de séance qu’un nouveau procès sur le fond ait lieu au Brésil, comme c’est « le droit, la garantie individuelle de tout citoyen brésilien ». Absent mercredi, l’ancien international brésilien aux 100 sélections a été reconnu coupable en Italie du viol en réunion d’une jeune Albanaise qui fêtait ses 23 ans dans une boîte de nuit milanaise.

Selon l’acte d’accusation, Robinho et cinq autres Brésiliens avaient fait boire leur victime « jusqu’à la laisser inconsciente et incapable de se défendre » et avaient eu ensuite des « rapports sexuels plusieurs fois de suite » avec elle.

L’ex-attaquant a toujours clamé son innocence, comme il l’a fait une nouvelle fois dimanche, attribuant sa condamnation au « racisme » : « J’ai joué quatre ans en Italie et j’ai vu des tas d’histoires de racisme, a ainsi expliqué l’ancien joueur du Real Madrid. Les personnes qui m’ont condamné sont les mêmes qui ne font rien contre le racisme. »