« Si c’était un Italien blanc »… Condamné à neuf ans de prison pour viol, Robinho accuse la justice de racisme
FOOTBALL•Sept ans après sa première condamnation pour « viol en réunion », l’ancien attaquant de l’AC Milan pourrait être amené à purger sa peine de neuf ans de prison au BrésilJ.Lau.
Si l’actualité judiciaire du football brésilien a surtout concerné Daniel Alves en ce début d’année 2024, son ancien partenaire en Seleçao Robinho pourrait lui aussi se retrouver en prison dans les prochaines semaines. L’ex-attaquant star du Real Madrid et de l’AC Milan avait pourtant été condamné dès 2017 à neuf ans de prison pour « viol en réunion ». Mais celui-ci a d’abord fait appel, jusqu’à une condamnation rendue définitive par la Cour de cassation italienne en 2022.
Sauf que l’homme de 40 ans est rentré vivre au Brésil, et que la demande d’extradition à son encontre, faite par le procureur de Milan, avec mandat d’arrêt international, est jusque-là restée vaine. Robinho n’est pas pour autant tiré d’affaire puisqu’un tribunal brésilien doit décider mercredi si celui-ci, interdit de quitter son pays, doit purger sa peine dans une prison au Brésil.
« Avec la quantité de preuves dont je dispose… »
Le président brésilien Lula a décidé de prendre position sur le sujet, la semaine passée lors d’une interview télévisée : « J’espère qu’il paiera le prix de son irresponsabilité. Toutes les personnes qui commettent le crime impardonnable de viol doivent aller en prison. » Pour la première fois depuis le début de la procédure de ce viol en réunion commis sur une jeune femme albanaise, en 2013, dans une boîte de nuit de Milan, Robinho a décidé de sortir du silence. S’estimant toujours innocent, et parlant de « relation consentie », il affirme être convaincu que le verdict aurait été différent si ce procès était celui « d’un Italien blanc ».
« Avec la quantité de preuves dont je dispose, je ne serais pas condamné », précise-t-il. Une accusation de racisme du système judiciaire transalpin à peine voilée. « Je n’ai joué que quatre ans en Italie [de 2010 à 2014] et je suis fatigué de voir des histoires de racisme, poursuit l’ex-buteur sur TV Record. Malheureusement, cela continue aujourd’hui. Nous étions en 2013, nous sommes en 2024. Les mêmes personnes qui ne font rien contre ce genre d’actes sont les mêmes qui m’ont condamné. »


















