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Salaires impayés, chien empoisonné… La galère de Bernardoni en Turquie

Salaires impayés, chien empoisonné, problèmes de visa… La galère de Paul Bernardoni à Konyaspor, en Turquie

FOOTBALLDans un entretien accordé au « Parisien », le gardien français, passé par Angers et Bordeaux, raconte ses six mois compliqués passés en Turquie, avant de résilier son contrat
Antoine Huot de Saint Albin

A.H.

A 26 ans, Paul Bernardoni va connaître le huitième club de sa carrière. En rejoignant le club suisse d’Yverdon, cet hiver, le gardien formé à Troyes, espère retrouver du calme et de la sérénité. Surtout après six mois compliqués passés en Turquie, du côté de Konyaspor. Sortant de saisons difficiles à Angers et Saint-Etienne, Bernardoni comptait se relancer dans l’Anatolie centrale. En vain.

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Malgré 17 matchs disputés, l’ancien portier des Girondins de Bordeaux a résilié son contrat avec Konyaspor. La faute, notamment, à des salaires impayés. « Je n’ai pas été payé une seule fois normalement, avec le salaire mensuel prévu dans mon contrat, raconte le Francilien dans Le Parisien. J’ai été payé deux fois. La première après l’intervention de la Fifa et la seconde au moment de résilier mon contrat. Quand je demandais pourquoi, on me répondait : "Ça va arriver très vite." Mais il n’y avait rien. »

« Je ne voulais pas de cette vie »

Paul Bernardoni, qui ne veut pas en faire une question d’argent, évoque aussi un événement marquant qui lui a donné envie de quitter la Turquie, le décès de son chien, Berni : « Mon chien, qui m’accompagnait depuis mon début de carrière, a été empoisonné. […] Là-bas, il y a beaucoup de chiens errants et les gens n’aiment pas trop… La mort de mon chien a accentué mon envie de vite quitter ce pays. »

Le gardien n’a également pas pu être accompagné jusqu’au bout par sa femme, en raison de problèmes de visa non réglés par le club turc : « À un moment, elle est rentrée en France et on lui a dit qu’il ne lui restait plus que 3 jours sur son visa turc de 90 jours. Donc, elle ne pouvait plus revenir en Turquie. Cela a été la goutte d’eau. Pas de salaire, chien empoisonné et privé de ma femme… C’était trop. Je ne voulais pas de cette vie ! »