Italie : Le maire d’Udine veut donner le titre de citoyen d’honneur à Maignan, cible d’insultes racistes
FLEAU DANS LES STADES•Samedi, lors du match du Milan AC à Udine, Mike Maignan a été la cible d’insultes racistes et de cris de singe20 Minutes avec AFP
C’est une proposition symbolique dans la lutte contre le fléau du racisme qui gangrène certains stades, notamment en Italie. Le maire d’Udine Alberto Felice De Toni a annoncé dimanche qu’il voulait donner le titre de citoyen d’honneur au gardien de l’équipe de France et de l’AC Milan, Mike Maignan, cible samedi d’insultes racistes lors d’un match de championnat dans le stade de l’Udinese.
« Udine n’est pas une ville raciste et a une longue histoire d’accueil, de solidarité, de respect, c’est pourquoi j’ai invité personnellement Maignan à venir à Udine pour participer ensemble à des initiatives concrètes à destination des plus jeunes », a déclaré dans une vidéo publiée sur Instagram l’édile de la ville du Frioul, située dans le nord-est de l’Italie, non loin de la Slovénie et de l’Autriche.
Les valeurs d’Udine « ne peuvent pas être bafouées »
« A cette occasion, je vais proposer au conseil municipal de lui donner le titre de citoyen d’honneur de notre ville », a poursuivi l’élu sans étiquette. « Nos valeurs ne peuvent pas être bafouées par quelques personnes aveuglées par le racisme », a conclu Alberto Felice De Toni.
Samedi, lors du match de son équipe à Udine comptant pour la 21e journée du Championnat d’Italie, Mike Maignan a été la cible d’insultes racistes et de cris de singe proférés par des supporteurs assis dans les tribunes derrière son but. Après avoir averti l’arbitre dans un premier temps, il a ensuite quitté le terrain à la 34e minute, imité par ses coéquipiers de l’AC Milan. L’arbitre de la rencontre a dans la foulée interrompu le match qui a repris après cinq minutes d’arrêt et qui a été remporté 3 à 2 par l’AC Milan.
Ce énième incident raciste dans un stade italien a déclenché une vague de soutien du monde du football et, au-delà, envers Maignan qui a de son côté exhorté dimanche les instances à prendre leurs responsabilités.


















