Ligue 1 : Après le jet d’un pétard, le match Montpellier-Clermont va être rejoué à huis clos
FOOTBALL•La LFP a également retiré deux points, dont un ferme, à Montpellier, à la suite de l’incident survenu à la 91e minute du match joué le 8 octobre20 Minutes avec AFP
C’est une explosion qui coûte cher au MHSC. Le match de Ligue 1 Montpellier-Clermont, définitivement arrêté le 8 octobre après le jet d’un pétard, sera rejoué à huis clos à Montpellier, qui se voit mercredi retirer un point par la commission de discipline de la LFP.
La tribune Étang de Thau, d’où avait été lancé le pétard qui a explosé près du gardien de but clermontois Mory Diaw, sera également partiellement fermée pour deux matchs. Le club héraultais, qui avait indiqué vouloir déposer plainte à l’encontre de l’auteur de cet acte, a appelé à « éradiquer ce type de comportements au sein de nos stades ».
Montpellier menait 4-2 au moment du lancer du pétard
Comptant pour la 8e journée, le match avait été arrêté à la 91e minute alors que Montpellier menait 4-2. Il restait encore cinq minutes de temps additionnel à jouer quand le pétard a explosé près du gardien auvergnat, qui s’est alors couché en portant la main à une oreille, avant d’être évacué sur une civière. Il a par la suite reçu un jour d’incapacité totale de travail (ITT) avant d’être autorisé à rejoindre sa sélection sénégalaise pour un match amical contre le Cameroun le 16 octobre à Lens.
La commission de discipline n’a pas précisé de nouvelle date pour le match à rejouer, mais a indiqué que la sanction prenait effet immédiatement. L’instance a décidé de retirer deux points, dont un ferme et un avec sursis, au club héraultais. Le MHSC, qui était à égalité avec Lens avec neuf points, doit donc perdre une place au classement du championnat et passer de la 14e à la 15e place.
Deux hommes jugés le 16 novembre
Un homme soupçonné d’avoir lancé le pétard et un autre qui aurait fourni le projectile ont été placés sous contrôle judiciaire. Ces deux hommes seront jugés lors d’une audience fixée au 16 novembre à 14 heures.
Le premier est poursuivi pour « violence avec usage ou menace d’une arme ayant entraîné une ITT de moins de huit jours » lors d’une manifestation sportive et « usage de fusée ou artifice dans une enceinte sportive ». Le second, soupçonné d’avoir remis le pétard au premier – ce qu’il dément –, est poursuivi lui pour « détention de fusée ou artifice dans une enceinte sportive lors d’une manifestation sportive ».


















