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Cinq choses à savoir sur Marcelino, le prochain entraîneur de l’OM

OM : Fondu du 4-4-2, grand pote de Longoria et lanceur de minots, cinq choses à savoir sur Marcelino

FOOTBALL« 20 Minutes » vous présente le prochain entraîneur de l’Olympique de Marseille, l’Espagnol Marcelino, grand ami du président Pablo Longoria
Adrien Max et Jérémy Laugier

Adrien Max et Jérémy Laugier

L'essentiel

  • L’Olympique de Marseille et Marcelino sont parvenus un accord dans la nuit de mardi à mercredi pour que l’Espagnol devienne le prochain entraîneur du club.
  • Marcelino, ami du président de l’OM Pablo Longoria et adepte du 4-4-2, bénéficie d’une bonne cote en Espagne grâce à ses succès et son exigence.

L’Olympique de Marseille tient son nouveau coach. Un accord a été trouvé dans la nuit de mardi à mercredi entre Pablo Longoria, le président de l’OM, et l’entraîneur espagnol Marcelino Garcia Toral (57 ans). Il ne reste plus que quelques détails à régler, avant la signature du contrat prévue dans la semaine. Voici cinq choses à savoir sur « le meilleur ami de Longoria », comme le présente un agent à 20 Minutes, qui va connaître sa première expérience hors d’Espagne.

Une relation professionnelle puis amicale avec Pablo Longoria

Avec Marcelino comme entraîneur, l’Olympique de Marseille sera dirigé la saison prochaine par trois Espagnols, en plus de Pablo Longoria, le président, et de Javier Ribalta, le directeur du football. Son nom revient d’ailleurs à chaque changement d’entraîneur depuis l’arrivée de Longoria à Marseille, tant les deux hommes s’apprécient. Ils se sont rencontrés en 2006, au Recreativo Huelva, que Marcelino venait de faire monter en première division espagnole. Pablo Longoria commençait alors tout juste sa carrière dans le recrutement. Puis ils se sont retrouvés du côté de Valence, en 2018, lorsque Marcelino était l’entraîneur et Longoria le directeur sportif.

« Marcelino est très important pour moi parce qu’il m’a appris à analyser le football et à comprendre beaucoup de choses. Sans lui, je n’aurais pas réussi la même carrière », confiait Pablo Longoria à Canal+ peu après sa nomination à la présidence de l’OM. Après près de 20 ans, Longoria et Marcelino sont même devenus amis. « Je ne peux pas être objectif parce que c’est un ami. Il peut faire n’importe quoi et il sera toujours très bon, quelle que soit la mission qui lui est confiée, grâce à son investissement, son intelligence et sa compétence. Il a les idées très claires. Quand il croit à un projet qui lui est confié, il le mène à bien », estimait Longoria auprès de Marca, lorsque Marcelino était une piste pour prendre la succession de Luis Enrique à la tête de la Roja. Mais cette amitié pourrait être à double tranchant en cas de mauvais résultats de l’Espagnol sur le banc de l’OM.


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Des résultats probants, hormis à Séville

Depuis ses débuts dans l’élite en 2006, Marcelino tourne à 1,51 point de moyenne en 377 matchs de Liga. Un bilan brut plus qu’honnête, quand on sait que le technicien de 57 ans n’a jamais entraîné des ténors comme le Barça, le Real ou l’Atlético de Madrid. Parmi ses performances les plus bluffantes, on notera la 8e place du Recreativo Huelva avec lui en 2007, puis la 6e du Racing Santander la saison suivante. Deux clubs respectivement en 4e et 2e division espagnole aujourd’hui. Son seul réel échec remonte à 2011-2012 au Séville FC, son club le plus huppé, où il a été limogé après 21 matchs, lorsque le club andalou galérait en 13e position.

Marcelino a ensuite été un sacré bâtisseur à Villarreal, qu’il a fait remonter en Liga en 2013, avant d’installer le Sous-marin jaune dans le Top 6 trois années de rang (de 2014 à 2016). Puis un nouveau cycle au Valence CF (de 2017 à 2019) a été couronné de succès, avec la Coupe du Roi 2019 et deux qualifications consécutives en Ligue des champions. Moins spectaculaire, son bilan à l’Athletic Club de Bilbao, sa dernière expérience sur un banc de janvier 2021 à mai 2022, s’accompagne tout de même d’une Supercoupe d’Espagne remportée (3-2) contre le Barça en 2021, de deux finales de Coupe du Roi, et de deux saisons conclues dans le Top 10.

Un tacticien pointu, amateur de vidéo

Marcelino a une réputation de tacticien très minutieux, et très apprécié de ses joueurs. Limogé après seulement trois journées de championnat, en septembre 2019, par le propriétaire du Valence CF Peter Lim, le coach espagnol avait notamment reçu un soutien très appuyé de son défenseur Ezequiel Garay sur Instagram : « Celui qui a pris cette décision a fait du mal à toute une équipe et aux supporteurs. Je le dis haut et fort : CE N’EST PAS JUSTE ». Lui aussi présent durant toute l’ère Marcelino à Valence (de 2017 à 2019), le milieu espagnol Dani Parejo y va de ses louanges pour son ancien entraîneur : « Dès le premier jour, je me suis dit : "Ce type connaît le foot". Chacun de ses exercices nous amenait à réfléchir ». Révélé sous les ordres de Marcelino à Villarreal en 2015-2016, Cédric Bakambu est allé encore plus loin, lors d’une émission YouTube Zack en roue libre avec Zack Nani :

« C’est mon mentor et le meilleur entraîneur que j’ai eu de toute ma carrière. A l’entraînement, ça allait super vite. On faisait énormément de vidéo, tous les jours, y compris sur nos propres séances d’entraînement. Ça m’a fait progresser, un truc de malade. Il mettait en place des circuits préférentiels. On était tellement réglés qu’une fois, on a mis un but en match en reprenant exactement ce qu’on avait réalisé la veille à l’entraînement. Ce mec ne laisse rien au hasard, c’est un sorcier ! » »

Un adepte du 4-4-2

Finie la défense à trois dans le 3-4-2-1 inamovible d’Igor Tudor, et place au 4-4-2 de Marcelino, presque aussi inamovible que le schéma du Croate. L’Espagnol a pratiquement toujours fait évoluer ses équipes dans ce schéma, sauf à l’Athletic Club de Bilbao, lorsqu’il a dû faire avec l’effectif en place et peu de marge de manœuvre dans le recrutement. Avec comme base une solidité défensive avec deux lignes compactes, pour mieux exploser vers le but adverse à travers des attaques rapides, facilitées par des joueurs rapides et techniques sur les côtés. Le tout avec deux attaquants de pointe au profil différent. Une philosophie qui correspond plutôt au football moderne prôné par Pablo Longoria, avec beaucoup d’intensité et de courses. Et ce même si la continuité du projet instauré par Igor Tudor, que Pablo Longoria souhaite poursuivre, ne saute pas aux yeux avec Marcelino.



Il n’hésite pas à lancer des jeunes

On connaît les difficultés de l’OM à faire émerger les jeunes de son centre de formation en équipe première. Marcelino n’hésite pas pour sa part à lancer des jeunes. Le site Furia Liga soulignait ainsi que Marcelino « avait été à Valence le coach de l’ère Lim ayant donné le plus de minutes aux jeunes de la cantera, loin de l’image qu’on a voulu lui coller lors de sa mise à l’écart ». Mais c’est le principal intéressé qui parle le mieux de sa philosophie envers les jeunes joueurs.

Il apprécie « les effectifs réduits » pour permettre « l’incorporation de jeunes joueurs » et il aime les stimuler avec « enthousiasme » plus que par obligation, comme il l’expliquait à Onze Mondial. « J’ai toujours aimé travailler avec des jeunes joueurs, peut-être parce que je suis reconnaissant d’avoir été un joueur de la cantera qui a franchi les catégories, jusqu’à devenir un joueur professionnel dans l’équipe de ma terre [au Sporting Gijon]. Je ne l’oublie pas », détaillait-il. Une bonne nouvelle au moment où Pablo Longoria veut insuffler une toute nouvelle philosophie au centre de formation, avec pourquoi pas la valorisation future de certains jeunes éléments.