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Malaise et incompréhension à Lyon après l’éviction de Jean-Michel Aulas

OL : Malaise et incompréhension à Lyon après l’éviction de Jean-Michel Aulas

FootballLaurent Blanc et Dejan Lovren étaient présents en conférence de presse ce vendredi
Nicolas Stival

N.S.

Forcément, on ne referme pas une page d’histoire de 36 ans comme on étale ses lettres au Scrabble, pour paraphraser un fameux chanteur. L’éviction de Jean-Michel Aulas de son poste de PDG de l’Olympique lyonnais s’est logiquement invitée à la conférence de presse donnée ce vendredi par Laurent Blanc et Dejan Lovren, avant le déplacement dimanche à Clermont.

« Pas trop à l’aise pour en parler », l’entraîneur du 7e de Ligue 1 n’a pas caché que l’événement a eu « un impact » dans le vestiaire. « Comment peut-on le mesurer ? On n’en sait trop rien. C’est une histoire qui se termine avec un personnage important, ce n’est pas mesurable », a lâché le technicien.

« Triste », Lovren parle d’un manque de respect

Dejan Lovren a davantage laissé parler son cœur. « C’est dommage et je suis triste car Jean-Michel Aulas m’a beaucoup aidé et il a fait énormément pour le club au cours de ses 36 ans de présidence, avec notamment les sept titres [de champion de France], les plus belles années pour lui et l’OL, a développé le défenseur croate. On n’a pas respecté cela. »

L’arrière central, revenu cet hiver après un premier passage de 2010 à 2013, a indiqué avoir « appris la nouvelle dans les journaux », après le succès rocambolesque dimanche contre Montpellier (5-4). Intrigué par l’absence du pourtant omniprésent « JMA » à l’issue de cette victoire, Lovren l’a assuré : « Je n’ai pas cru qu’il était parti. » Maintenant qu’il a digéré l’information, le troisième de la dernière Coupe du monde se tourne vers un avenir « excitant » avec John Textor, qu’il a rencontré vendredi matin avec d’autres tauliers de l’OL, Alexandre Lacazette, Corentin Tolisso, Anthony Lopes et Maxence Caqueret.



De son côté, l’entraîneur rennais Bruno Genesio, lyonnais de cœur, a également déploré le départ d’Aulas : « C’est le reflet de notre société d’aujourd’hui, a-t-il commenté devant la presse. On ne respecte plus forcément ce qui a été fait. On consomme, on jette. C’est regrettable, encore plus pour quelqu’un qui a apporté énormément à Lyon mais aussi au foot français et au sport français en général. »

Nul doute qu’Aulas se consolera avec ces témoignages de soutien, ainsi qu’avec les 24 millions d’euros d’indemnités qu’il doit toucher.