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« La Super Ligue n’est pas morte », veut croire son promoteur

Super Ligue : Le projet « n’est pas mort », veut croire son promoteur malgré l’avis rendu par la justice européenne

footballL’Allemand Bernd Reichart a voulu rassurer son monde au lendemain de l’avis défavorable rendu par la CJUE
Nicolas Camus

N.C. avec AFP

Bonne foi ou auto-persuasion ? Au lendemain d’une décision de l’avocat général de la Cour de justice européenne favorable à l’UEFA, qui menace de sanctionner les futurs participants, le promoteur de la Super Ligue Bernd Reichart a assuré que le projet n’était pas du tout enterré. « La Super Ligue n’est pas morte, loin de là, elle est bien vivante », a déclaré ce vendredi depuis Madrid le patron d’A22, société qui défend les intérêts de cette compétition. Il était accompagné pour l’occasion des présidents du Real Madrid, Florentino Pérez, et de Barcelone, Joan Laporta.

Lancé en fanfare en avril 2021, ce projet de compétition privée et semi-fermée concurrente de la Ligue des champions a capoté en seulement 48 heures face à la fureur de nombreux supporters et la menace de mesures politiques, avant de resurgir mi-octobre au moment du lancement de la société A22. Cette structure se dit désireuse d’ouvrir « un dialogue » sur l’avenir du football européen de clubs en rencontrant chacun de ses acteurs.

Comparaison avec l’arrêt Bosman

L’avocat général de la Cour de justice européenne a toutefois estimé jeudi que les clubs de Super Ligue pouvaient développer leur propre compétition « en dehors de l’écosystème de l’UEFA et de la Fifa » mais ne pouvaient pas simultanément « continuer de participer aux compétitions organisées par la Fifa et l’Uefa sans l’autorisation préalable desdites fédérations ».

« C’est un avis non contraignant, a estimé Bernd Reichart. Nous continuerons de travailler jusqu’au jugement. Nous continuons de penser que l’UEFA ne peut pas être à la fois juge et partie, à la fois l’organisateur qui régule la compétition et qui régule l’accès au marché. »


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La Cour de justice a « reconnu que n’importe qui pouvait organiser des compétitions, a précisé Luis Alonso, du cabinet Clifford Chance qui représente A22. L’UEFA et la Fifa n’ont pas l’exclusivité d’organiser des compétitions ». Avant d’ajouter : « L’affaire Bosman a consacré la libre circulation des travailleurs dans le sport professionnel et je suis convaincu que la Super Ligue consacrera la libre compétition dans le sport professionnel. »