Ligue 1 : « On est mauvais »... Comment les Girondins de Bordeaux ont (encore) sombré à Strasbourg

LIGUE 1 Les Girondins en ont pris cinq en Alsace (5-2)

Thibaut Gagnepain
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Adli et les Bordelais ont pris une fessée en Alsace.
Adli et les Bordelais ont pris une fessée en Alsace. — Frederick FLORIN / AFP
  • Les Girondins de Bordeaux vont mal. Très mal. Ils l’ont encore montré à Strasbourg mercredi, avec une lourde défaite 5-2.
  • « Mon premier sentiment, c’est la honte », a avoué l’attaquant bordelais Jimmy Briand.
  • « A l’entraînement, tout est parfaitement clair mais pendant le match, lorsqu’il y a le rythme, on ne finit toujours pas faire des erreurs. Trop d’erreurs simples », a regretté de son côté l'entraîneur Vladimir Petkovic.

Au stade de la Meinau, à Strasbourg,

Mais jusqu’où s’enfonceront-ils ? A quand la fin du cauchemar ? Ces questions, les supporters de Girondins doivent se les poser depuis quelques semaines. Quelques mois. Voire quelques années, tant leur club chéri ne cesse de régresser depuis son superbe titre en 2009. L’année suivante, la bande à Laurent Blanc avait même enchanté l’Europe jusqu’en quarts de finale de la Ligue des Champions !

Une autre époque… Ce millésime 2021-2022 restera peut-être aussi dans les mémoires, mais pour d’autres raisons. Il faut l’écrire clairement : l’actuelle équipe bordelaise a tout pour filer en Ligue 2 à l’issue de la saison. Après la fessée reçue à Strasbourg ce mercredi (5-2), les joueurs de Vladimir Petkovic pointent maintenant à la 18e place de Ligue 1. Avec juste un petit point d’avance sur les derniers, Metz et Saint-Etienne.

Pire, cette formation-là fait très peur à voir. Le match en Alsace l’a encore prouvé et a permis d’étaler un peu plus ce néant collectif. Pas un mouvement digne de ce nom, pas d’idée de jeu, pas de repères communs. RIEN ! En plus, les joueurs de Vladimir Petkovic menaient au score après sept minutes. Sur la première incursion dans le camp strasbourgeois, Adli avait centré pour Hwang, qui avait dévié de la tête pour battre Sels. Un petit miracle après un début de match complètement alsacien.

« Mon premier sentiment, c’est la honte »

« On a la chance d’ouvrir le score […] mais après, le scénario se répète comme depuis plusieurs semaines. On a cinq, dix minutes de flottement qui nous coûtent cher », regrette Jimmy Briand, pas sur la pelouse à ce moment-là. Mais l’un des rares à venir en zone mixte face à la presse. Sans se cacher derrière son petit doigt. « Mon premier sentiment, c’est la honte », avoue l’attaquant. « On a encore vu nos supporters venir nous encourager et on n’est pas à la hauteur. On est mauvais. » Un constat lucide, que n’a pas partagé son entraîneur Vladimir Petkovic. Trois jours après la sortie musclée du directeur sportif des Girondins, l’entraîneur a préféré ne pas s’acharner sur ses joueurs.

« La volonté ne manque pas. Les intentions sont là », a-t-il dit en regrettant surtout les gros errements défensifs de son équipe. « C’est plutôt une question de concentration, de décision, sur lesquelles nous devons travailler […] A l’entraînement, tout est parfaitement clair mais pendant le match, lorsqu’il y a le rythme, on ne finit toujours pas faire des erreurs. Trop d’erreurs simples. » Qui finissent par des buts. Les Bordelais en sont maintenant à 37 encaissés en 16 journées !

En Alsace, Thomasson s’est déjà retrouvé étrangement seul dans la surface sur un centre pour égaliser (1-1, 22e). Puis, en trois minutes, les Girondins ont vu le match leur échapper complètement. Gregersen a fauché Sissoko pour un penalty transformé par Gameiro (2-1, 43e) avant que le même défenseur soit devancé par Ajorque (3-1, 45e). « On a eu cinq, dix minutes de flottement qu’on a payé cher », résume Jimmy Briand, sans vouloir se plaindre.

Le vétéran se veut plutôt combatif. « Vous inquiétez pas, on va trouver les solutions. On va se mettre dans notre bulle et faire un gros coup contre Lyon », promet-il. Avec encore Vladimir Petkovic sur le banc ? Ce soir, le coach se disait encore « légitime » pour occuper le poste. Mais il niait aussi que la 10e place était l’objectif de la saison pour les Girondins. Peu importe qu’il ait été affiché en début de saison par les dirigeants. « Moi, je ne l’ai jamais proclamé. » Il a bien fait.