Serie A : « Putain de singe »... Kalidou Koulibaly victime d’insultes racistes à Florence

RACISME Pas une semaine ne se passe dans les stades italiens sans qu’un joueur africain ne subisse la bêtise et l’ignominie de certains supporters bas du front

A.L.G.
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Kalidou Koulibaly fustige le racisme de certains supporters de la Viola.
Kalidou Koulibaly fustige le racisme de certains supporters de la Viola. — Oli SCARFF / AFP

Sur le terrain du racisme, les week-ends se suivent et se ressemblent en Serie A… Après Mike Maignan, le gardien français de l’AC Milan, et Tiémoué Bakayoko, son coéquipier, c’est au tour de Kalidou Koulibaly, Victor Osimhen et André-Frank Zambo Anguissa de subir de nouvelles insultes racistes de la part du public. C’était du côté de Florence ce coup-ci, ou le Napoli s’est imposé (2-1) dimanche soir. Pendant la rencontre, un groupe de supporters de la Viola ont en effet insulté les trois joueurs africains et leur ont adressé des cris de singes.

« "Scimmia di merda". "Putain de singe". "Fucking monkey". Voilà comment ils m’ont appelé. Ces sujets n’ont rien à voir avec le sport. Ils [les auteurs] doivent être identifiés et tenus à l’écart des stades : pour toujours », a réagi le défenseur central sénégalais après la rencontre. Excédé par tant d’ignominie, celui-ci s’est d’ailleurs dirigé vers ces écervelés pour régler ses comptes.

Que font les instances ? Spoiler alert : pas grand-chose

« Tu m’as dit singe ? Viens ici et dis-le moi en face ! », leur a lancé l’ancien joueur de Metz avant d’être retenu par des membres du Napoli. Selon la Gazzetta dello Sport, la Fiorentina a présenté ses excuses au joueur. « Parlez à vos enfants. Les parents leur font comprendre à quel point c’est dégoûtant de haïr un individu à cause de la couleur de sa peau. #SayNoToRacism », a de son côté publié l’ancien Lillois Osimhen sur son compte Instagram.

Problème : si les joueurs ont visiblement décidé de ne plus rien laisser passer sur le terrain du racisme dans les stades, on ne peut pas en dire autant des autorités sportives, qui paraissent bien frileuses à l’heure d’aborder cette question malheureusement récurrente de l’autre côté des Alpes.