France-Finlande : Portés par un duo Griezmann-Benzema métamorphosé et un prometteur Theo Hernandez, les Bleus réagissent

FOOTBALL Un doublé d'Antoine Griezmann, (enfin) extrêmement complice avec Karim Benzema, a permis à l'équipe de France de mettre fin à une mauvaise série, ce mardi contre la Finlande (2-0)

Jérémy Laugier
— 
Qualifs Coupe du monde 2022: Le débrief express de France-Finlande (2-0) — 20 Minutes
  • Dos au mur après cinq matchs consécutifs sans le moindre succès, l’équipe de France a réagi de belle manière, ce mardi, en battant la Finlande (2-0).
  • Dans un Parc OL bondé (57.057 spectateurs), les Bleus se sont notamment appuyés sur la complicité éclatante entre Antoine Griezmann, double buteur, et Karim Benzema.
  • Outre ce duo offensif phare, les Bleus ont conforté leur mainmise sur le groupe D de qualification pour le Mondial 2022 au Qatar grâce à la belle première du latéral gauche Theo Hernandez, petit frère de Lucas.

Au Parc OL,

Dos au mur après cinq matchs de rang sans succès, les Bleus se sont requinqués avec la manière, ce mardi à Décines (Rhône). Au vu de son  succès (2-0) maîtrisé et même parfois emballant face à son (tendre) dauphin finlandais (largué à sept points, comme l’Ukraine), il est difficile d’imaginer l’équipe de France en difficulté pour valider son ticket pour le Mondial 2022 au Qatar, dans pareil groupe de qualification.

Encore un essai tactique pour DD

Trois jours après la première période désastreuse en 4-3-3 en Ukraine (1-1), à laquelle avait succédé un 4-2-3-1 plus convaincant, Didier Deschamps a sorti ce mardi une nouvelle formule pour la réception de la Finlande, avec un 3-4-1-2. Le choix d’une défense à cinq a beau renvoyer de prime abord à la plaie encore ouverte de l’élimination contre la Suisse à l’Euro, il a cette fois été payant. Et ce davantage grâce à la complicité du trio offensif Griezmann-Benzema-Martial qu’en raison de la solidité de Kimpembe, Varane et Zouma derrière, jamais vraiment mis en danger par une faible Finlande.

En plein doute depuis de longs mois, Antoine Griezmann a livré une performance bluffante ce mardi, avec à la clé ses 40e et 41e buts sous le maillot bleu.
En plein doute depuis de longs mois, Antoine Griezmann a livré une performance bluffante ce mardi, avec à la clé ses 40e et 41e buts sous le maillot bleu. - Laurent Cipriani/AP/SIPA

« Grizou »- « Benz », quelle délicieuse connexion !

Depuis quatre mois et le retour tant attendu de Karim Benzema, on restait systématiquement sur notre faim quant à sa relation technique avec Antoine Griezmann ayant a priori tout, sur le papier, pour transcender l’attaque des Bleus. Il suffisait en fait que les natifs de Lyon et de Mâcon se retrouvent près de chez eux, au Parc OL de Décines, pour trouver le déclic. Après un premier une-deux tout en spontanéité conclu par une frappe de Benzema claquée par Lukas Hradecky (22e), on a eu droit au bijou de cette trêve internationale. A savoir un décalage de « Grizou » pour Anthony Martial, puis un délice de déviation de « Benz » en direction de l’ex-néo Colchonero.

Celui-ci s’est alors faufilé entre deux défenseurs, avant d’expédier un « exter » clinique (1-0, 25e). Dans cette période de doute, à titre collectif comme personnel pour Griezmann, ça faisait du bien de réentendre le Song 2 de Blur pour saluer une ouverture du score tricolore. Et que dire de ce deuxième but, avec un amour de contrôle orienté du numéro 7 français pour aller mystifier Daniel O’Shaughnessy puis Lukas Hradecky dans un angle fermé (2-0, 53e), au bout d’une action initiée… par Karim Benzema. Ce mardi, cette connexion sonnait comme une évidence.

Theo Hernandez, quelle première !

La surprise du chef dans le 11 de départ de Didier Deschamps a été la présence, en piston gauche, de Theo Hernandez. Préféré à Lucas Digne, le Milanais de 23 ans a amené un punch de folie pour sa première titularisation sous le maillot bleu. Du culot à revendre, une puissante frappe de 25 mètres de peu à côté (11e), et même un raid de folie à la Alphonso Davies non converti par Anthony Martial (56e), on a pu voir à quel point le petit frère de Lucas était une option crédible en équipe de France. Une bonne nouvelle de plus au cœur de cette soirée internationale aux allures de reconquête d’un public venu nombreux au Parc OL (57.057 spectateurs).