Coronavirus : Malgré le rebond épidémique, l’UEFA ne modifie pas ses plans pour l’Euro et la C1 (pour l’instant)

FOOTBALL Malgré la crise sanitaire en Europe, l’UEFA souhaite maintenir le format de l’Euro dans douze pays différents

A.L.G. avec AFP

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Les Bleus lanceront leur Euro contre l'Allemagne le 15 juin (si tout va bien).
Les Bleus lanceront leur Euro contre l'Allemagne le 15 juin (si tout va bien). — FRANCK FIFE / AFP

Jusqu’ici tout va… pas pire. On a appris jeudi que l’UEFA n’envisageait pas pour l’heure de modifier ses plans pour l’Euro de football ni pour la Ligue des champions, et ce malgré le rebond de la pandémie de Covid-19 un peu partout sur le continent. Une stratégie opposée à ce que l’on peut voir dans d’autres disciplines comme le rugby, la Formule 1 ou la Coupe du monde de ski. « En ce qui concerne l’Euro », initialement prévu à l’été 2020 et reprogrammé du 11 juin au 11 juillet prochain, « rien n’a changé », a indiqué jeudi un porte-parole de l’instance européenne.

L’UEFA prévoit donc de maintenir l’événement dans 12 villes de 12 pays, alors que le patron du football suisse Dominique Blanc jugeait mardi « difficile » de conserver ce scénario « compte tenu des restrictions de voyage ». « D’ici au 5 mars », l’instance tranchera « ville par ville » entre quatre options : « 100 % de spectateurs dans le stade, 50 à 100 %, 20 à 30 % ou le huis clos », avec diverses précautions sanitaires dans chaque cas, précise la même source.

L’option huis clos plane de plus en plus sur l’Euro

Les compétitions de clubs, dont la Ligue des champions qui attaquera ses huitièmes de finale les 16 et 17 février prochains, ne sont pas non plus menacées dans l’immédiat, à la différence des coupes d'Europe de rugby. Alors que les appels à vacciner les athlètes se multiplient, l’instance explique que cet aspect « fera partie de la réflexion » sur le protocole médical de ses compétitions, « mais il est trop tôt pour prendre une décision ».

Dans une interview mardi à plusieurs médias suisses, Dominique Blanc envisageait deux pistes : « disputer l’Euro dans un seul pays, en Russie ou en Allemagne par exemple », ou « se replier dans une seule grande ville » possédant suffisamment de stades, comme Londres. Il n’imaginait pas de retour des spectateurs dans les stades, vu la lente progression de la couverture vaccinale : « A mes yeux, on s’oriente vers un Euro différent, sans doute sans public », comme l’a été en août 2020 le « Final 8 » de Ligue des champions à Lisbonne. Réjouissant, n’est-ce pas ?