Eliminatoires de la Coupe du monde 2022 : Deschamps ne va « pas sauter au plafond » après le tirage au sort

FOOTBALL L'éternelle modestie du sélectionneur de l'équipe de France

W.P, avec AFP

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Didier Deschamps
Didier Deschamps — CHRISTOPHE SAIDI/SIPA

On le connaît, notre Didier Deschamps national. Jamais à s’enthousiasmer après un tirage au sort, même quand celui-ci vous offre l’Ukraine, la Finlande, la Bosnie et le Kazakhstan en éliminatoire de la Coupe du monde 2022, autrement dit rien de bien menaçant quand on est champion du monde en titre et qu’on vient de sortir d’un groupe relevé en Ligue des nations. Mais le sélectionneur des Bleus​ ne l’entend pas comme ça.

« L’interprétation d’un tirage, chacun peut en avoir une différente, a commencé DD. On connaît nos adversaires, deux qu’on connaît très bien pour les avoir rencontrés récemment, à savoir l’Ukraine et la Finlande. L’équipe de France n’a jamais joué contre le Kazakhstan. Au-delà des adversaires, c’est le fait d’avoir des déplacements très longs, il faut attendre demain [mardi] soir pour avoir le calendrier. Il y aura aussi le fait de jouer trois matchs en neuf jours en mars. Je ne vais pas sauter au plafond par rapport au tirage. »

« Le risque, c’est de se considérer plus forts que les autres »

Un calendrier certes lourd, mais ça aurait pu être pire si l’UEFA n’avait pas prévu de faire tomber les demi-finalistes du final four de Ligue des Nations dans des groupes de cinq, bien que DD, là encore, ne s’en enthousiasme guère. « Être dans un groupe à cinq, je ne suis pas persuadé que ce soit un avantage ou un inconvénient. Le risque c’est toujours de se considérer plus forts que les autres. Certes, par ses résultats, la France est favorite, c’est l’étiquette qu’on aura. Mais il ne faudra pas négliger nos adversaires en pensant que, parce qu’on est plus forts sur le papier, le terrain va forcément nous donner raison. » Exigence niveau champions du monde.