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« Je ne raisonne pas dans une optique défensive », martèle encore Deschamps

Equipe de France : « Je ne raisonne pas dans une optique défensive », martèle encore Didier Deschamps

FOOTBALLLe sélectionneur tricolore dresse le bilan de cette drôle d’année 2020 et se projette sur l’Euro à venir
Aymeric Le Gall

A.L.G.

Invité à s’exprimer longuement dans les colonnes de L'Equipe ce vendredi, Didier Deschamps a fait le bilan de cette étrange année 2020 marquée par la pandémie de Covid-19, la refonte du calendrier international et les matchs à huis clos. Sans qu’il n’y soit forcément poussé, le sélectionneur est aussi revenu sur le cas d’Olivier Giroud qui, nous promet-il, « est encore là pour un bon bout de temps vu ses dernières performances ». Mais on a suffisamment écrit sur le buteur tricolore pour se permettre de ne pas entrer dans les détails. On sait de toute manière que la Gire sera à l’Euro, sauf blessure, transfert en National 2 ou invasion extraterrestre à la veille du début de la compète.

Non, ce qui est plus intéressant – même si, là non plus, ce n’est pas une grande nouveauté – c’est d’entendre DD évoquer sa philosophie de coach et l’emprunte qu’il veut donner à son équipe. Interrogé sur les différents systèmes testés depuis plusieurs mois (4-4-2 losange, à plat, 3-5-2, 4-3-3), le double champion du monde a expliqué qu’il voulait « utiliser d’autres systèmes en compétition, avec le couperet derrière, pour avoir des repères ». « Je veux utiliser celui qui permettra à mon équipe d’être la plus dangereuse offensivement. Je ne raisonne pas dans une optique défensive », s’est-il défendu, évoquant par là les critiques sur le jeu parfois peu ambitieux de son équipe.

« On a été d’une efficacité redoutable »

Les critiques ? « Ça ne me pose pas de problème à titre personnel, a-t-il affirmé. Mais l’équipe de France en général est beaucoup plus reconnue à l’étranger que chez nous. On est champions du monde. Et le champion est celui qui a été meilleur que les autres. »

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« C’est bien beau de dire qu’on avait un style défensif à la Coupe du monde. Mais l’Espagne, qui avait le monopole de la possession en 2010, a été championne en marquant quatre buts à partir des matchs à élimination directe. Nous, on en a mis onze !, rappelle à juste titre le sélectionneur français. On n’a pas tout maîtrisé mais les joueurs se sentaient forts dans notre structure, en étant plus bas. Ce qui ne nous a pas empêchés de faire des attaques placées, rapides et construites. On a été d’une efficacité redoutable. On l’est encore d’ailleurs avec un ratio occasions-buts élevé. » Sur ce point, impossible de lui donner tort en effet.