Ligue 1 : « Ca peut-être un déclic »... Les Strasbourgeois respirent un peu après leur match nul courageux contre Rennes
FOOTBALL•A 10 contre 11 pendant toute la seconde période, les Strasbourgeois ont tenu tête aux RennaisThibaut Gagnepain
L'essentiel
- Les Strasbourgeois ont décroché le match nul contre Rennes vendredi soir à la Meinau (1-1).
- Ce point ne fait pas forcément leurs affaires comptables mais il leur fait du bien après neuf défaites en onze journées.
- Surtout que les Alsaciens ont fait preuve d’une belle solidarité et d’un certain courage pour décrocher ce résultat.
Au stade de la Meinau,
« Sur la tête à la 92e minute, j’ai fermé les yeux. » Thierry Laurey ne voulait pas voir ça. Défaites improbables, penaltys oubliés, erreurs grossières… L’entraîneur du RC Strasbourg avait déjà eu ses doses de désillusions cette saison pour s’en infliger une nouvelle vendredi soir à la Meinau.
Sauf que cette fois, son équipe s’en est sortie ! Le Rennais Léa-Sliki a raté le cadre sur cette ultime tentative et les Alsaciens ont tenu le match nul jusqu'au bout (1-1). Pour grappiller un 7e point cette saison. Précieux ou insuffisant au vu de la 19e place actuelle du club ? « Ce ne sera un bon point que si on confirme le week-end prochain à Nantes », tranche Adrien Thomasson, avant d’être moins cartésien. « Ça peut être un déclic… »
Le buteur du soir (24e) s’appuie sur plusieurs constats pour s’avancer. D’abord celui d’une première période aboutie. Face à un Stade Rennais certes bien limité dans ses idées, le Racing a montré qu’il savait jouer au foot. Avec de la percussion plein axe, des centres bien envoyés et du mouvement, les Alsaciens méritaient de mener à la mi-temps (1-0).
Mais ils s’étaient compliqué la tâche juste avant la pause, quand Mitrovic était venu sécher Guirassy qui filait au but. Carton rouge logique (40e) et deuxième période souffrance à venir. Elle l’a été avec des Rennais ultra-dominateurs et revenus au score à l’heure de jeu (Hunou, 60e, 1-1). Mais, et c’est là, une nouveauté cette saison, les Strasbourgeois n’ont ensuite pas craqué.
Sissoko « héroïque » en défense
Dans des conditions, en plus, peu favorables… Koné et Djiku blessés, c’est l’habituel milieu Sissoko qui a reculé en défense pour compenser l’expulsion. « Il a été héroïque », admire Thomasson, qui voulait aussi retenir « l’état d’esprit retrouvé » de son équipe. « On a prouvé qu’on était solidaire, que le groupe vivait bien et qu’on était tous unis dans cette mauvaise période. »
Sous-entendu, avec le coach aussi. Menacé de licenciement en cas de mauvais résultat face aux Bretons, Thierry Laurey a pu voir que ses joueurs ne l’avaient pas lâché. « Je n’en avais pas le moindre doute », a répondu l’intéressé après la partie, avant d’avouer sa « fierté » devant le match réalisé par son groupe. « Il faut féliciter les garçons. Ils ont montré une mentalité positive […] Ce match a prouvé qu’on continuait à avancer. »
Vers d’autres victoires et une éventuelle remontée au classement ? Le Racing en est encore très loin ce matin, toujours avant-dernier. Mais le calendrier des prochaines journées (Nantes, Metz, Angers, Bordeaux) pourrait lui permettre de se relever complètement. « A nous de faire une série […] On a montré qu’on était une équipe qui avait besoin de se mettre le cul par terre pour prendre des points, ça va être ça tous les week-ends », conclut Adrien Thomasson.


















