Strasbourg-Lyon : C’était le retour du Racing séduisant mais seulement à mi-temps contre l’OL

FOOTBALL Les Alsaciens ont failli rééditer leurs exploits passés, avant de craquer samedi contre Lyon (1-2)

Thibaut Gagnepain

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Adrien Thomasson et le Racong ont séduit par moments... mais ont perdu.
Adrien Thomasson et le Racong ont séduit par moments... mais ont perdu. — PATRICK HERTZOG / AFP
  • Les Strasbourgeois ont bien embêté les Lyonnais ce samedi en Ligue 1. Avec plus de réussite, ils auraient même pu (dû ?) gagner.
  • Le Racing va bien mieux depuis quelques semaines et redevient séduisant par moments.
  • Mais pas encore sur la durée. Pourquoi ? Thierry Laurey et Dimitri Liénard ont leur idée sur la question.

Les 25.455 spectateurs de la Meinau y ont cru. A 1-0 ce samedi contre Lyon, certains ont même dû repenser aux derniers exploits en date de leur Racing. Celui face au PSG il y a deux ans (2-1), presque jour pour jour, ou celui déjà face à l’OL (3-2) en mai 2018.

Il faut le dire : il y avait tout pour se remettre à rêver ! Les Strasbourgeois étaient séduisants. Ils mettaient du rythme, se projetaient rapidement vers l’avant, combinaient, rataient très peu de passes et avaient donc ouvert le score grâce à Fofana (22e). C’était bien, c’était beau… Mais ça n’a pas duré.

« Des fois dans le foot, t’as beau faire des bons matchs, ça ne sourit pas »

En égalisant sur son classique combi crochet-frappe dans le petit filet opposé, Cornet a douché l’enthousiasme ambiant (40e). La fête était passée et l’éventuelle grosse perf envolée pour des Alsaciens bien plus imprécis en seconde période. Et punis une deuxième fois sur une des rares incursions lyonnaises dans leur camp. Par Reine-Adelaïde (75e).

« Je n’ai pas vu Matz (Sels) faire trois arrêts dans le match, ne pouvait que regretter Dimitri Liénard après la partie. Des fois dans le foot, t’as beau faire des bons matchs, ça ne sourit pas. Mais on n’a pas à rougir de notre performance. Il ne faut pas oublier qu’il y a trois mois, on était au fond du trou et que beaucoup de gens autour du club avaient des doutes. »

Il y a quelques semaines, le Racing était surtout incapable de mettre en difficulté la moindre équipe. Jeu stéréotypé, désert offensif, système en 5-3-2 en bout de course, les maux étaient nombreux. Tout a changé avec les trois victoires sur les quatre dernières journées de Ligue 1 et revoilà une équipe pleine d’allant et agréable à voir jouer avec son 4-4-2 en losange. D’abord une question de « fraîcheur » physique à en croire Thierry Laurey.

« Si on a perdu, c’est que quelque chose a foiré »

« Je l’avais déjà dit avant Nîmes (4-1), on a retrouvé l’allant nécessaire pour mettre notre jeu en place », détaille l’entraîneur alsacien, sans vouloir non plus lancer de fleurs à ses joueurs après une défaite. « Si on a perdu, c’est que quelque chose a foiré, poursuit-il. Il nous a manqué des petits détails dans les 20-25 derniers mètres. Et je suis surtout déçu sur le plan défensif : les deux buts qu’on prend sont évitables. On ne peut s’en prendre qu’à nous-mêmes. »

Malgré cela, le technicien préférait parler d’un « accident de parcours » pour caractériser ce revers face à l’OL. « Je n’ai pas grand-chose à reprocher aux joueurs, reprend-il. On a fait beaucoup d’efforts, cherché à emballer la rencontre, peut-être même trop par moments. Ça aurait été bien de mieux gérer nos temps forts et faibles. »

Un constat aussi dressé par Dimitri Liénard. « On aurait peut-être dû être moins hystériques, avoue le milieu de terrain. Après, on est le Racing Club de Strasbourg. On met de la folie, de l’envie, le public nous pousse. Il faut peut-être qu’on arrive à mieux canaliser tout ça. » Pendant un match en entier. Alors les futurs exploits ne seront plus très loin…