OL-OGC Nice : « C’était dur de regarder mon équipe souffrir à dix »… Comment Marçal a-t-il vécu sa folle expulsion ?

FOOTBALL Le latéral brésilien de l’OL a été expulsé dès la 34e minute de jeu ce samedi pour un vilain pied haut dans le visage du Niçois Hicham Boudaoui

Jérémy Laugier
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Fernando Marçal, ici lors d'un match de pré-saison à Londres, le 28 juillet contre Arsenal.
Fernando Marçal, ici lors d'un match de pré-saison à Londres, le 28 juillet contre Arsenal. — Ben STANSALL / AFP
  • Si les Lyonnais sont parvenus à renouer avec la victoire ce samedi en battant l’OGC Nice (2-1), ils ont énormément subi pendant une heure, à partir de l’expulsion de Fernando Marçal.
  • Le latéral gauche lyonnais a en effet heurté le visage du Niçois Hicham Boudaoui avec un pied extrêmement haut (2-0, 34e).
  • Il est revenu après la rencontre sur ce spectaculaire fait de jeu, qui a failli coûter très cher à son équipe.

Au Parc OL,

Ça serait évidemment réducteur de résumer Fernando Marçal à ses coups de sang. Mais après avoir bousculé un arbitre assistant il y a deux ans à Caen (sans être exclu) puis après une explication musclée avec Bruno Genesio au bord du terrain en mars 2018, le latéral brésilien s’est encore illustré d’une étrange façon ce samedi contre l’OGC Nice (2-1).


Malgré le début de match délicat de l’ancien Guingampais, pris dans son dos par Adam Ounas et Hicham Boudaoui, l’OL menait 2-0 après une demi-heure de jeu réussie. Puis pour tenter de dégager un ballon, à la 34e minute, Fernando Marçal est allé mettre son pied à une hauteur impensable, percutant du même coup avec la semelle le visage du milieu offensif niçois Hicham Boudaoui.



« Je n’ai jamais eu l’intention de toucher son visage »

Amaury Delerue n’a pas hésité un instant avant d’expulser le numéro 20 lyonnais, souvent blessé depuis son arrivée à Lyon en 2017 (seulement 34 matchs de L1 en deux ans et demi). Nettement plus posé face aux micros après la rencontre que sur cette intervention, il a expliqué son geste.

C’est un réflexe, je n’ai regardé que le ballon qui montait. Quand le joueur a mis la tête, mon pied était déjà là. C’était trop tard, je ne pouvais plus reculer. Je n’ai jamais eu l’intention de toucher son visage. »

Contrairement à son compatriote Rafael, qui avait empiré son cas par rapport à la commission de discipline en commentant devant la presse son carton rouge plus que mérité lors du derby l’an passé, Fernando Marçal a assumé son erreur de manière posée, après s’être excusé auprès d’Hicham Boudaoui.


« Il pensait que c’était la meilleure façon de défendre »

Il n’a pas non plus nié avoir entraîné cette deuxième partie de match si difficile de son équipe, vainqueur à l’arraché (2-1) avec seulement 34 % de possession au total. « C’était dur de regarder mon équipe souffrir à dix, confie le défenseur de 30 ans. Mais l’important, c’est que nous avons gagné notre match. Mes coéquipiers ont été forts et tout le monde est venu parler avec moi après pour me donner des forces, c’est ça une équipe. »


Personne ne l’a en effet accablé en zone mixte pour son quasi-high kick à la Nigel de Jong. « Il s’est peut-être malheureusement laissé emporter par son élan, suggère ainsi Lucas Tousart. Une erreur dans l’engagement, ça arrive. Je préfère ça plutôt que quelqu’un qui râle contre l’arbitre. » Peu rancunier, bien que cette expulsion ait entraîné son remplacement immédiat, le premier buteur Jeff Reine-Adélaïde préfère même en rire : « Il pensait que c’était la meilleure façon de défendre ». Il y aurait presque des adeptes de « l’art Marçal » à l’OL.