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Pour l'acte 2 à Strasbourg, à quoi les Girondins peuvent-ils s'accrocher?

Strasbourg-Bordeaux: A quoi les Girondins peuvent-ils s'accrocher avant la demie de Coupe de la Ligue?

FOOTBALLQuatre jours après leur frustrante défaite dans les derniers instants en Ligue (1-0), les Bordelais reviendront à la Meinau pour affronter Strasbourg en demi-finale de Coupe de la Ligue mercredi...
Bruno Poussard

Bruno Poussard

L'essentiel

  • Au terme d’une rencontre terne, les Bordelais ont cédé dans les dernières secondes contre Strasbourg lors de la 22e journée de Ligue 1 en Alsace (1-0).
  • Quatre jours plus tard, ces Girondins en difficulté reviendront dans l’antre du Racing pour le compte d’une demi-finale de Coupe de la Ligue à enjeu.

Une colère froide. Sans jamais hausser le ton, Eric Bedouet a fait passer le message devant les caméras samedi en salle de presse de la Meinau : «Il y a des joueurs, il faut vraiment qu’ils se réveillent.» Face à des Strasbourgeois « sur leur petit nuage » selon lui, ses Girondins ont craqué sur l'ultime action de la rencontre (1-0), alors qu’ils tenaient le nul (qu’ils étaient probablement venus chercher).

Si jamais il est retenu pour le deuxième acte de ce Strasbourg-Bordeaux en cinq jours (en demi-finale de Coupe de la Ligue au même endroit, mercredi), François Kamano (jamais cité mais fortement visé) aura fort à faire pour tenter de se racheter. Justement, dans l’optique de ce match à fort enjeu pour la course à l’Europe chère au FCGB, à quoi les Bordelais peuvent-ils vraiment s’accrocher ?

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Une défense solide… quasiment jusqu’au bout

Fortement déçu du manque d’exigence sur la dernière action synonyme de défaite rageante, Jimmy Briand, entré un peu plus tôt, voit une raison supplémentaire d’être frustré : « C’est qu’on était bon défensivement jusqu’ici. » Ce secteur a de quoi servir de base aux Girondins. « Il faut garder ça défensivement, et offensivement, mettre plus de folie », embraye ainsi l’attaquant.

Malgré l’absence de leur Brésilien désormais international Pablo, les Bordelais ont en effet une assise plutôt sereine ces derniers temps. Au-delà de « quelques prestations décevantes », Eric Bedouet voit son équipe « solide derrière » et « costaude au milieu ». « Mais il y a des joueurs… », souffre-t-il. Selon lui, l’implication et la concentration pourraient donc être la clé.

L’ascendant pris par Strasbourg dans les têtes

Mais les Girondins ont une vraie faiblesse, encore illustrée par leur entraîneur : « On n’a pas été spécialement en danger mais il faut se créer des occasions et on a du mal. Il faut se projeter, faire de gros efforts. […] Devant, il faut marquer, il faut être tueurs. » Et sous-entendu faire plus d’efforts ? Dans ce domaine plus faible, l’absence de Kalu a en tout cas pesé en Alsace.

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Malgré cet ascendant pris par Strasbourg avant la demie, les Bordelais y croient, même s’il faudra d’abord « digérer », dixit leur entraîneur. « Un match à élimination directe, ça va être une autre paire de manches », prolonge Jimmy Briand. Eric Bedouet conclut : « Mais il va falloir un exploit, faire quelque chose de spectaculaire. » Et ça, Bordeaux ne le montre pas trop ces temps-ci.