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En Coupe de France, Grenoble veut faire tomber Strasbourg, son «exemple»

Coupe de France: Pourquoi Strasbourg est un «exemple» pour Grenoble avant leur 32e de finale

FOOTBALLDans le même groupe de CFA en 2012-2013 après leurs rétrogradations, Grenoble (Ligue 2) et Strasbourg (Ligue 1), aux parcours différents, se retrouvent pour la deuxième année en Coupe de France...
Bruno Poussard

Bruno Poussard

L'essentiel

  • Après leur rétrogradation respective en 2011, Grenoble et Strasbourg ont joué dans la même poule de CFA en 2013, où le Racing est monté.
  • Après trois saisons sans accession, le GF38 refait petit à petit son retard, alors que les Alsaciens se sont réinstallés dans l’élite du foot français.
  • Aux allures « d’exemple » pour les Isérois, les joueurs du RCSA retrouvent les Grenoblois pour la deuxième année de suite en Coupe de France.

Ils se sont quittés un soir de mai 2013, dans le groupe B de CFA - devenue la N2. S’ils évoluent désormais à des échelons différents, Grenoble et Strasbourg se retrouvent pour la deuxième année consécutive en Coupe de France. Après un 8e de finale début 2018, place à un 32e ce mercredi (19h15). Avec des Isérois montés depuis en Ligue 2, et des Alsaciens installés en Ligue 1.

De nouveaux adversaires pour affronter le PSG une semaine plus tard, les deux clubs ont connu des péripéties similaires par le passé. Après dépôt de bilan et placement en liquidation, le GF38 et le RCSA ont été rétrogradés en CFA2 en 2011. Depuis, tous deux ont gravi plusieurs échelons, mais Grenoble a pris du retard, alors que le Racing s'est réinstallé doucement dans l’élite.

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Un modèle de reconstruction, côté finances et côté terrain

Un an après une défaite au stade des Alpes (0-3), Grenoble voit toujours en Strasbourg un modèle de reconstruction. Manager général grenoblois, Max Marty confirme : « C’est un club qu’on regarde avec attention avec le président du club. » Pour ses performances, mais aussi - et surtout - son bilan financier, son centre de formation, ou la taille de son stade rempli, à ses yeux.

Dans une agglomération comparable à celle de Strasbourg, Max Marty poursuit : « Les bons résultats du Racing sont liés à sa structure pérenne. Le club n’est pas construit sur pilotis. » Pour prendre racine dans l’élite, le GF38 a justement aussi envie d’organiser sa montée. « Vis-à-vis des montages financiers, des choix stratégiques, on essaye donc de s’en inspirer », embraye-t-il.

Si Grenoble n’a néanmoins pas la même ferveur que le Racing en Ligue 2, son manager estime que l’affluence est « liée au niveau ». Avant que les Isérois retrouvent, un jour la Ligue 1 comme ils l’ambitionnent, Thierry Laurey ne tarit pas d’éloge à leur égard : « Ils ont dû faire du bon boulot car retrouver la Ligue 2 quand on est plongé dans les affres du football amateur, c’est compliqué. »

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Deux clubs ambitieux dans le foot professionnel français

Pour le coach alsacien en revanche, Strasbourg n’a pas l’ambition d’un modèle. « On fait surtout comme on peut, coupe-t-il. Mais ce qui est sûr, c’est qu’on a la volonté de faire grandir le club en s’installant dans le monde professionnel. Et je pense qu’elle est partagée avec un club comme Grenoble qui revient de loin. » De saisons ponctuées d’issues difficiles en amateur, pour être précis.

Lorsque le Racing a foncé en National deux journées après leur confrontation de mai 2013, Grenoble a mis quatre saisons de plus à s’extirper de CFA. Mais sur le terrain depuis, l’écart s’est réduit. Et depuis le 8e de finale de février 2018, « Strasbourg est plus costaud, plus mature, plus en place, même si on a également beaucoup progressé de notre côté », compare Max Marty.

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« Ce sera un match d’un plus haut niveau », pense Thierry Laurey. Leurs championnats respectifs restent la priorité. Cependant côté GF38, l’idée d’affronter ensuite Paris a de quoi séduire un peu plus. « Ce serait une récompense du travail effectué depuis trois ans pour les titulaires depuis la CFA », conclut Max Marty. Entre-temps, le Racing a, lui, déjà réussi à faire tomber le PSG.