Strasbourg-PSG: «On a failli le refaire», les secrets du Racing pour accrocher le Paris Saint-Germain

FOOTBALL Un an et trois jours après un fol exploit face au PSG (2-1), le Racing club de Strasbourg a cette fois réussi à tenu en échec les Parisiens dans son stade de la Meinau ce mercredi (1-1)...

Bruno Poussard

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Le Strasbourgeois Koné devant les Parisiens Mbappé et Cavani à la Meinau le 5 décembre.
Le Strasbourgeois Koné devant les Parisiens Mbappé et Cavani à la Meinau le 5 décembre. — J-C. Verhaegen / AFP.
  • Un an et trois jours après le fol exploit face au PSG (2-1), le Racing club de Strasbourg a cette fois réussi à tenir en échec les Parisiens.
  • Premiers à les faire tomber en Ligue 1 l'an dernier, ils sont les seconds à les accrocher cette saison. Mais comment font-ils?

Pour faire tomber le PSG, Thierry Laurey estimait avant la rencontre qu’il fallait, entre autres, de l’inventivité. Pour tenir les Parisiens en échec, c’est aussi le cas. Avec cinq défenseurs et un schéma tourné vers la recherche d’efficacité en contre, l’entraîneur alsacien n’a pas sorti un miracle de son chapeau pour obtenir le point du match nul (1-1) sur sa pelouse, mais il n’a pas hésité à lancer de jeunes joueurs. Toutefois, les clés de ce « bon » résultat côté Racing étaient peut-être ailleurs ce mercredi.

Le plaisir. Les Alsaciens n’avaient de cesse de le répéter en préalable : la réception du PSG à la Meinau est une affiche de gala. « On a voulu se faire plaisir d’abord, confirme Dimitri Liénard au terme de celle-ci. Même s’il y avait des petits jeunes qui étaient forcément moins libérés. Mais on a rivalisé avec Paris, et on a failli le refaire. » Même si Strasbourg a eu du mal quand Paris s’est adapté et que Kylian Mbappé est rentré, ses joueurs se sont laissés y croire jusqu’aux dernières minutes. Pour le plaisir.

Le cœur. A deux minutes de la fin du temps additionnel, Adrien Thomasson a eu la balle de match. Alors que le Racing campait plutôt dans son camp, le milieu a conclu un beau contre. Mais sa tête suivait un hors-jeu. « Gagner à la dernière minute aurait été une belle histoire, confie-t-il. On n’est pas passé loin. Mais on ne peut pas avoir de regrets, on a tout donné. » L’engagement imposé dans les duels a évidemment compté. « Contre une telle équipe, on est obligés de faire un match d’hommes », confirme Liénard.

Une croyance. S’il se réjouit parfaitement un point du nul, le milieu Ibrahima Sissoko insiste : « On croyait à la victoire. » Malgré un effectif composé ce mercredi de plusieurs jeunes joueurs, le Racing n’a jamais cessé d’y croire. Même quand ça s’est sérieusement compliqué, comme l’analyse enfin Adrien Thomasson : « En première mi-temps, on avait l’impression qu’ils n’avaient pas envie de se faire mal aux pieds, je ne sais pas… Ils étaient loin d’être à fond. C’était autre chose en deuxième mi-temps. »

Un public. Le scénario a encore participé, mais un an après le fol exploit, les supporters alsaciens ont accueilli comme il se doit le PSG. A en croire Thierry Laurey, le public de la Meinau aiderait même ceux qui n’y croient pas à l’imaginer possible : « L’atmosphère te fait penser que c’est faisable. Au fil du match, tu te mets à y penser. » L’entraîneur était justement d’abord content du résultat pour les fans et les dirigeants, ce mercredi. Et à Strasbourg, tous sauront se satisfaire de ce point.