Strasbourg-PSG: Cette fois, Paris a frôlé sa première défaite de la saison à la Meinau (1-1)

FOOTBALL Un an et trois jours après être tombés dans le piège alsacien dans une Meinau bouillante, les Parisiens ont falli connaître leur nouvelle première défaite de la saison contre Strasbourg (1-1) ce mercredi...

Bruno Poussard

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Le PSG d'Adrien Rabiot a mis une mi-temps pour rentrer dans son match à Strasbourg (1-1).
Le PSG d'Adrien Rabiot a mis une mi-temps pour rentrer dans son match à Strasbourg (1-1). — J-C. Verhaegen / AFP.

Le piège était connu. Dans l’ambiance bouillante du stade de la Meinau, le PSG est tombé dedans un an et trois jours plus tôt (2-1). Malgré une série en cours de 18 matchs sans défaite en Ligue 1 que personne ne voyait prendre fin à Strasbourg. Pourtant, sans effet de surprise cette année, les Parisiens ont failli replonger mercredi… A sept jours du match décisif à Belgrade en Ligue des champions, ils subissent un deuxième accroc cette saison en Ligue 1 (1-1).

Un air de remake

En 2017, les Parisiens avaient compté trop de déchets pour empêcher le rêve alsacien de prendre forme. Cette fois, ils ont d’abord manqué de sérénité face à l’engagement strasbourgeois. Parfois agacés, ils ont affiché de la fébrilité derrière. Si bien que le Racing, propre à la relance, s’est encore offert le luxe de mener au score sur penalty après une main de Thilo Kehrer avant la pause. Mais là, les joueurs de PSG n’ont plus cédé une fois revenus au score sur un penalty d’Edinson Cavani (71e). Même si Alphonse Areola a été obligé de sortir une claquette dans le final (88e). Et qu’il a fallu un hors-jeu pour empêcher Adrien Thomasson de recréer l’exploit dans les arrêts de jeu.

Une rotation compliquée

Trois jours après leur premier point perdu cette saison en championnat à Bordeaux (2-2), les Parisiens ont eu autant de mal à trouver les ingrédients. Malgré le retour d’Adrien Rabiot et Cavani dans le onze de départ, cette équipe du PSG était fortement remaniée. La rotation effectuée par Thomas Tuchel, laissant Thiago Silva, Dani Alves et Kylian Mbappé sur le banc, n’a pas aidé sa formation. Heureusement, le Français rentré à la pause a fait le métier pour offrir, au moins, un penalty et un point à son équipe. Et Paris a montré un bien meilleur visage dans un autre système en deuxième période.

Lala dans tous les coups

Si le Racing a tenu la dragée haute au PSG une nouvelle fois depuis son retour dans l’élite, il le doit notamment à l’activité de ses deux latéraux, Lionel Carole (néanmoins sorti sur blessure en deuxième mi-temps) et Kenny Lala, en plus de son organisation adaptée pour jouer en contre, avec plusieurs jeunes joueurs. Toujours aussi remuant, c’est Lala qui a pris ses responsabilités pour transformer le penalty strasbourgeois. Mais c’est aussi lui qui a offert celui de l’égalisation au PSG…