Strasbourg-PSG: «Un promu ridiculise le leader»... En Allemagne, on se gausse de la défaite de Paris

FOOTBALL La défaite du Paris Saint-Germain n'est pas passée inaperçue de l'autre côté du Rhin...

W.P, avec AFP

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Strasbourg-PSG: Battu avant d'affronter le Bayern, Paris doit-il s'inquiéter?
Strasbourg-PSG: Battu avant d'affronter le Bayern, Paris doit-il s'inquiéter? — PATRICK HERTZOG / AFP

C’est à croire qu’ils n’attendaient que ça, nos amis allemands. Les journalistes d’outre-Rhin ne se sont pas privés de sauter sur la défaite parisienne à Strasbourg (1-2), samedi après-midi, pour se moquer allègrement du Paris Saint-Germain. Le tout, à une poignée de jours du choc entre le Bayern Munich et le leader de Ligue 1.

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La presse allemande se frotte les mains avant la bataille de l’Allianz Arena

« Première déconfiture : le promu Strasbourg bat le PSG ! », titre Kicker sur son site. « C’est arrivé à la 16e journée de Ligue 1 », écrit encore le magazine. « Pour la première fois cette saison, le PSG a dû quitter la pelouse vaincu. Sur le terrain du promu, l’assemblage de stars de la capitale a perdu 2-1 et raté sa répétition générale avant la Ligue des champions mardi à Munich ».

Même tonalité sur Sport1, qui titre comme plusieurs autres médias : « Un promu ridiculise le leader ». Le grand journal de Munich Süddeutsche Zeitung se veut lui un peu plus mesuré tout en mettant la pression sur le PSG en vue du match de mardi : « le grand orchestre du Paris Saint-Germain a subi sa première défaite de la saison en Ligue 1 trois jours avant le finale du groupe de Ligue des champions ».

David a battu Goliath, l’Allemagne aime ça

« Avec le champion du monde Julian Draxler dans son onze de départ, le PSG a subi une défaite étonnante sur le terrain du promu Strasbourg », retient pour sa part Bild, le quotidien le plus lu d’Allemagne.

« L’entraîneur du PSG avait imaginé quelque chose de nouveau pour ce déplacement au Racing de Strasbourg », analyse Kicker, qui en a remis une couche. « Pour la première fois de la saison, Cavani était sur le banc. Après le deuxième but de Strasbourg, Emery a réagi immédiatement et a fait entrer Cavani. Mais avec beaucoup d’engagement et de passion, le promu a tenu jusqu’au bout ». La passion, les promus, les clubs traditionnels, le capital défait par plus petit que lui, on aime beaucoup ça, en Allemagne. Qu’est-ce que ça sera si Paris se fait battre mardi…