Strasbourg-PSG: Est-ce le moment parfait pour faire tomber Paris cette saison?

FOOTBALL Strasbourg avait été la première équipe à battre le PSG la saison passée. Les Parisiens retrouvent le stade de la Meinau ce mercredi (21h), à une semaine d’un nouveau match décisif en Ligue des champions…

Alexia Ighirri et Bruno Poussard (avec J.G.)

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Football: A la même période l'an dernier, le Racing club de Strasbourg infligeait au PSG sa première défaite de la saison.
Football: A la même période l'an dernier, le Racing club de Strasbourg infligeait au PSG sa première défaite de la saison. — Patrick HERTZOG / AFP
  • Il y a un an (et trois jours), Strasbourg était la première équipe à battre Paris. Le PSG est de retour dans l’antre du Racing, ce mercredi (21h).
  • Un Paris leader incontesté de la Ligue 1, des Strasbourgeois capables du meilleur à domicile avec le soutien de leurs fans, un match dans la fraîcheur alsacienne disputé à quelques jours d’une importante échéance européenne pour le PSG… Les conditions sont les mêmes que l’an passé.
  • Et l’annulation de PSG-Montpellier change-t-elle la donne de cette équation ?

Un Paris leader incontesté de la Ligue 1, des Strasbourgeois capables du meilleur dans une Meinau bouillante, un match dans la fraîcheur alsacienne disputé à quelques jours d’une importante échéance européenne pour le PSG… Souvenez-vous l’hiver dernier : oui parce qu’on vous parle bien de décembre 2017, quand le club alsacien, alors promu, avait été le premier à battre l'ogre parisien (2-1) la saison passée. Le PSG est de retour dans l’antre du  Racing club de Strasbourg un an (et trois jours) plus tard. La date est notée depuis longtemps dans les agendas des supporters. Mais pas seulement. En atteste Jonas Martin : « Quand sort le calendrier de la Ligue 1, la première chose qu’on regarde c’est quand on joue contre eux ! »

Le milieu alsacien tient à garder les pieds sur terre. Mais il n’en a pas moins d’ambition : « On a envie d’être les premiers [à les faire tomber], comme la saison passée. » En se remémorant l’exploit passé à rééditer, il parle « d’un des plus beaux souvenirs de [sa] carrière. » Dans des conditions similaires, et pas forcément des plus arrangeantes pour le club de la capitale, l’histoire ne pourrait-elle pas bégayer ?

Pas la même situation qu’en 2017 pour les Strasbourgeois

Aux yeux des acteurs strasbourgeois, la comparaison vient d’en prendre un coup à la veille du match, avec l'annulation de PSG-Montpellier (à cause des « gilets jaunes ») ce samedi, laissant une semaine complète aux Parisiens pour préparer leur match à Belgrade : « L’an dernier, il y avait eu beaucoup de maladresses parisiennes, ils avaient peut-être la tête ailleurs avec un match important quatre jours après à Munich, attaque coach Laurey. Ca ne va pas être pareil. »

Jonas Martin embraye : « On est en décembre, mais il ne fait pas - 5°. Et le terrain, c’est une galette. Les conditions sont parfaites pour eux. » Pour lui, ne pas avoir à jouer ce week-end encouragera même coach Tuchel à revoir ses plans. Mais le premier point perdu par le PSG dans le match nul des Parisiens à Bordeaux (2-2) trois jours avant n’est-il pas un signe ? Plutôt le début d’un nouveau cycle pour le technicien allemand : « La motivation est au plus haut, on veut commencer une nouvelle phase de victoires ».

« Ça va être important de leur faire mal dans les duels »

D’après Thierry Laurey, le moment n’est pas forcément le bon pour jouer Paris : « Je ne sais pas dans quelles dispositions ils sont et dans quel état d’esprit ils évoluent. Mais c’est mieux de préparer Belgrade en n’ayant que Strasbourg à jouer. […] Moi, j’aurais préféré jouer Caen [prévu dimanche] puis Paris. »

Avec leurs ingrédients, poussés par le public, les joueurs du RCSA rêvent de remettre ça, avec un peu de réussite aussi. Mais ils n’ont pas la recette miracle. Jonas Martin est prêt à aller au combat : « Ça va être important de leur faire mal dans les duels, où ils sont peut-être un peu moins forts. » Etre les premiers à s’offrir le scalp du PSG suffit-il à galvaniser les troupes ? Un ex du vestiaire strasbourgeois n’avait pas noté un surplus de motivation l’an passé. « On ne pensait même pas à gagner contre eux », sourit-il.

« Problème, il n’y aura pas l’effet de surprise cette fois »

Larges vainqueurs à Rennes trois jours plus tôt (1-4), les Alsaciens ne sont plus dans la même situation, non plus. A la 17e place à la veille de l’exploit en 2017, les voilà 8es cette année. Avec un dernier argument pour eux, l’absence de Neymar, blessé à l’adducteur. Avant même le forfait du Brésilien, le milieu Adrien Thomasson confirmait, ce dimanche en Bretagne, que Strasbourg veut encore être la première équipe à s’offrir Paris. « Le problème, c’est qu’il n’y aura pas l’effet de surprise cette fois », nuançait-il.

L’avantage de jouer les Parisiens en cette même période de marché de Noël, c’est de pouvoir ressortir l’une des phrases mythiques du coach alsacien, prononcée à la conférence de presse d'avant-match l'an dernier : « A part si vous payez du vin chaud aux Parisiens demain matin quand ils arrivent et qu’ils sont un peu torchés… » Sans blagounette cette fois mais sourire espiègle en coin, Thierry Laurey a de nouveau évoqué le marché de Noël mardi après-midi : « Allez-y, parlez-en moi si vous voulez discuter des symboles ! » Un porte-bonheur ? On en reparle ce soir.