VIDEO. Salzbourg-OM: «C'est compliqué de faire la fête en Autriche...», mais Marseille a bien célébré sa qualif'
LIGUE EUROPA•Une photo mythique, une voix pétée et beaucoup d'émotions. On vous raconte la victoire de l'OM à Salzbourg côté coulisses...Jean Saint-Marc
L'essentiel
- Avec un but de Rolando à la 116e, l'OM arrache sa qualification pour la finale de la Ligue Europa, aux dépens de Salzbourg, vainqueur ce jeudi (2-1, score cumulé 2-3).
- Les Marseillais ont bien fêté cette première finale européenne en quatorze ans.
De notre envoyé spécial à Salzbourg,
Deux patrons épuisés. Deux darons quasi silencieux. Après avoir communié avec leur public, après avoir brièvement dansé avec leurs coéquipiers, Adil Rami et Luiz Gustavo se sont effondrés sur leur banc, dans le vestiaire. « Hermano… No puedo más. » Le Brésilien n’en peut plus. « On était cuits, on bougeait plus. Y avait plus d’énergie, plus rien », raconte Adil Rami.
Les trentenaires laissent les plus jeunes s’ambiancer. « Je me demande comment ils font pour avoir autant d’énergie », sourit l’international français, 32 ans. A la sortie du parcage, les supporters de l'OM font un feu d’artifice. Dans les sous-sols de la Red Bull Arena aussi, on gueule un bon coup :
C’est Rudi Garcia qui sifflera la fin de la récréation. « C’est vrai que c’était le bordel dans le vestiaire… Il a essayé de calmer tout le monde en disant que la finale, ce n’est pas une fin en soit », relate un de ses relais dans le groupe Steve Mandanda. Jacques-Henri Eyraud a eu le temps de faire une photo de groupe, d'ores et déjà mythique :
Trop ému, Eyraud arrête les interviews
Florian Thauvin se pointera quelques minutes plus tard en zone mixte, la voix cassée. « On vit quelque chose d’exceptionnel, il faut profiter. » Si l’OM a réussi à se qualifier au bout des prolongations de son 58e match de la saison, c’est parce que « le travail invisible paye », poursuit l’ailier. Travail invisible ? « Entre les matchs, on rentre chez nous, on dort, on dort. » Ce jeudi soir, un peu moins. Bon. Ils rejouent dimanche soir. Leur avion décolle vers 11 heures, ce vendredi. Et « c’est compliqué de faire la fête en Autriche », assure, mort de rire, Thauvin. « Si vous voulez, on se rejoint tous ensemble », lâche-t-il aux suiveurs de l’OM.
Mais Jacques-Henri Eyraud n’est pas du genre à payer la tournée du patron. Président de l’OM depuis un an et demi, l’homme d’affaires ne pensait pas vivre si tôt ce genre d’émotions. Qui ont pris le dessus, au moment des interviews d’après-match : trop ému, il a dû s’éclipser quelques minutes pour reprendre ses esprits. « C’est incroyable à vivre. Je ne devrais pas dire ça, car je n’étais pas sur le terrain. Mais on est vidés. Lessivés. » Et qualifiés.


















