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«Pire qu'un regret, la haine», Gourcuff vide son sac après son éviction

«Pire qu'un regret, c'est la haine», Christian Gourcuff vide son sac après son éviction du Stade Rennais

FOOTBALLLe Breton n'a pas digéré la façon dont son éviction s'est passée au Stade Rennais...
Aymeric Le Gall

A.L.G.

Ça faisait longtemps qu’on n’avait pas vraiment entendu Christian Gourcuff. Depuis son éviction du Stade Rennais en novembre dernier, le coach breton avait gardé le silence et n’avait pas étalé dans les médias la manière dont il s’était fait virer du club. Mais dans Le Télégramme a qui il a accordé une longue interview, il a décidé de mettre fin à tout ça et de vider son sac. A sa manière, cash, sans prendre de gants (ce n’est pas le genre de la maison).

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La première salve est pour François-Henri Pinault, le fils du président François Pinault, et qui est à la tête de Kering, la holding familiale qui détient le Stade Rennais : « Le problème, c’est que le pouvoir ce n’est pas le président, c’est le propriétaire du club, a expliqué Gourcuff. Et sur ce plan, je me suis trompé : le propriétaire ce n’est pas François Pinault, c’est la holding, dont le président est le fils Pinault. Le problème, c’est le fils ! Je me suis fait virer par la holding et des mecs que je ne connaissais pas. Le football n’échappe pas aux logiques d’une certaine économie, où des mecs débarquent un jour, font ton chèque sans état d’âme et tu pars. C’est d’une violence ! »

« Le foot c’est devenu ça… »

La deuxième salve, elle, est réservée à l’évolution globale du monde du foot. Quand on lui demande si cette aventure prématurée lui laisse des regrets, le Breton va plus loin, beaucoup plus loin. « C’est pire qu’un regret, c’est la haine ! Qu’on puisse faire ça… François Thébaud (journaliste et intellectuel) disait que tous les problèmes de la société se retrouvaient dans le foot. C’est exactement ça. Comment un cadre d’entreprise peut s’investir dans une boîte en sachant qu’il peut être viré comme ça ? Maintenant, le mec signe et il postule dans une autre boîte concurrente où il gagnera un petit peu plus. Le foot c’est devenu ça… Ce côté superficiel, éphémère, il est lié aux investisseurs. On a basculé dans un système d’investisseurs, avec des Chinois, des Américains, pour lesquels l’aspect sportif n’est qu’un moyen de faire du fric. Le sport n’existe pas. »