Des clubs de L1 et L2 ont été arnaqués par un réseau d'escrocs, six personnes mises en examen

FOOTBALL Les faits ont eu lieu pendant les périodes de mercato…

A.L.G. avec AFP

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Paris le 04 fevrier 2013. Illustration  argent, billets de banque tenus dans une main.
Paris le 04 fevrier 2013. Illustration argent, billets de banque tenus dans une main. — A. GELEBART / 20 MINUTES

Six personnes ont été mises en examen à Nancy pour des escroqueries visant des clubs de L1 et L2, pour un préjudice provisoire de deux millions d’euros. Ces six personnes ont été mises en examen pour, entre autres, escroquerie et tentative d’escroquerie en bande organisée, blanchiment d’escroquerie en bande organisée et association de malfaiteurs, a indiqué la Jirs de Nancy dans un communiqué. Trois individus ont été incarcérés, les trois autres placés sous contrôle judiciaire.

« A compter du mois d’août 2017, plusieurs services comptables de clubs de football recevaient des appels téléphoniques de personnes se présentant comme agents de joueurs et voulant signaler un changement de compte bancaire sur lequel faire virer le salaire du joueur », a raconté la Juridiction interrégionnale spécialisée (Jirs). Une quinzaine de clubs - dont Dijon, Toulouse, Angers, Rennes, Nantes, Brest, Marseille, Lorient et Sochaux - a été victime de cette escroquerie.

« L’escroc donnait des informations précises démontrant une parfaite information des organes dirigeants du club et de son fonctionnement, renforçant ainsi l’apparente authenticité et légitimité de sa demande », a-t-elle ajouté.

Des interpellations à Paris et Marseille

Le malfaiteur fournissait au téléphone la « véritable identité du joueur et de son agent, mais avec un faux relevé d’identité bancaire et rappelait plusieurs fois le comptable du club, sur une période très courte, le pressant et vérifiant la bonne réception du RIB », selon la juridiction. L’argent viré sur le compte désigné était ensuite rapidement transféré vers des comptes à Malte ou en Bulgarie.

Neuf personnes ont été interpellées le 11 avril par une quarantaine de policiers à Paris et Marseille. Lors de leur garde à vue, deux informaticiens et deux personnes chargées du blanchiment d’argent ont reconnu « leur rôle dans le réseau tout en minimisant leur implication » et en expliquant ignorer la destination frauduleuse de leurs activités.

La personne suspectée d’être le coordinateur en lien avec un donneur d’ordre israélien a réfuté les accusations, « se présentant comme un chef d’entreprise d’une société de dépannage rapide », a détaillé la juridiction.