Arsène OUT: Le Japon, le PSG, la retraite... Quel avenir pour Wenger ? (et pour Arsenal)

FOOTBALL Après 22 ans de cohabitation, Arsenal et Wenger, c'est fini ! Du coup, quel avenir pour l'un et pour l'autre ? On tente d'y répondre... 

J-L. D.

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Arsène Wenger et Arsenal au plus bas après une nouvelle défaite contre Manchester City (3-0), le 1er mars 2018.
Arsène Wenger et Arsenal au plus bas après une nouvelle défaite contre Manchester City (3-0), le 1er mars 2018. — Glyn KIRK / AFP

Après avoir fait le tour de la question à Arsenal (3 titres de champions, 7 Cups, 22 années au club, 746 éliminations face au Bayern Munich), Arsène Wenger s’en va. Quel avenir pour lui et pour son club ?

On ne va pas vous mentir, pour le moment on n’en sait trop rien. Mais plusieurs pistes émergent, plus ou moins probable... 
 

Arsène, la retraite ou une sélection

Est-ce l’heure de la retraite pour Wenger ? A 68 ans, l’Alsacien pourrait prendre une retraite bien méritée, et couler des jours heureux entre son Alsace natale et Londres, sa ville de cœur. Même si on se moque gentiment de ses dernières années, on parle quand même d’un mec qui officie depuis 34 ans sans discontinuité en tant qu’entraîneur ! Son premier match sur le banc, pour l’AS Nancy Lorraine, date en effet de 1984. Même Pierre Gattaz considérerait que Wenger a assez bossé et mérite sa retraite.

L’autre option, toujours dans cette optique de repos, c’est de prendre en main une sélection. Pour le moment, Arsène a toujours refusé cette idée, préférant le travail quotidien. En 2017 sur BeIN Sports, enfin, il avait ouvert la porte à l’idée d’être sélectionneur, pour le jour où « il n’aurait plus la forme physique pour le rôle d’entraîneur. » En cas de fiasco de l’EDF en Coupe du monde, la question pourrait se poser. Mais on pense plus au Japon, qui vient de licencier Coach Vahid il y a quelques jours, et qui pourrait séduire Wenger. L’Alsacien a déjà officié là-bas dans le club de Nagoya de 1995 à 1997, et lui qui aime les défis et la formation de joueurs méconnus, il trouvera plus son bonheur chez les Nippons que dans son pays à ce niveau-là.

On le voit assez mal prendre un autre club. De nombreuses rumeurs évoquaient ces dernières années un vif intérêt de Paris pour Wenger, mais premièrement, ils ont plus ou moins officiellement Tuchel, et surtout le club a une politique quasi-opposée à celle d’Arsène Wenger.

Qui pour le succéder à Arsenal ? 

Pour Arsenal, la question de l'avenir se pose aussi, surtout au vu du naufrage de Manchester United depuis l’après-Ferguson, qui montre la difficulté de gérer ce genre de succession historique.

Wenger Out, Ok, mais qui est In ? Là aussi, de nombreuses pistes existent.

=> La piste romantique, avec un Henry ou un Vieira. Le grand Pat’ a le profil idéal. Déjà entraîneur, à New York City FC, il connaît parfaitement la maison et surtout Wenger l’a adoubé il y a quelques jours en conférence de presse, déclarant « C’est un gars qui a le potentiel pour me succéder un jour, oui. » Thierry Henry, lui, meilleur buteur du club, actuel entraîneur des attaquants belges, n’a jamais caché sa volonté d’entraîner Arsenal un jour. Il pourrait se lasser des pieds carrés de Lukaku et aller voir du côté du toucher de balle soyeux d’Ozil ou de Mkhitaryan.

=> La piste clonique, avec Jardim. Les deux gars se ressemblent : entraîneur de Monaco, formation des jeunes, révélation de joueurs inconnus au bataillon, tout y est. Surtout, Jardim pourrait ramener Lemar dans ses valises, ce qui serait une très belle double arrivée, faisant presque oublier le départ de l’alsacien.

La piste médiatique, avec Low ou Enrique. Ca semble complexe de faire partir Joachim Low de la sélection allemande, qu’il occupe depuis le XIXem siècle (non, 2006 en réalité), même si Arsenal lui a déjà fait du pied. Pour Luis Enrique, actuellement sans club et qui a déjà une ligue des champions dans son palmarès, ce que n’a jamais pu offrir Wenger à son club de toujours, le problème pourrait venir du salaire démentiel demandé par l’espagnol. Ce dernier aurait néanmoins la faveur du directeur des affaires sportif, Raul Sanllehi, son compatriote, selon le Daily Telegraph.