VIDEO. Wenger Out: Vingt-deux ans à Arsenal, OK, mais ces cinq décisions-là auraient pu tout changer

FOOTBALL Sa carrière aurait pu être si belle...

B.V, J.L, J.L.D

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Asrène Wenger et Thierry Henry dépités après la finale de C1 perdue en 2006.
Asrène Wenger et Thierry Henry dépités après la finale de C1 perdue en 2006. — LUCA BRUNO/AP/SIPA

Voilà, Arsènal, c’est fini. Après 22 ans sur le banc de du club londonien, Wenger tire sa révérence et confirme qu’il va laisser sa place à la fin de la saison. Il était temps diront les mauvaises langues. C’est vrai que depuis quelques années, ça devenait compliqué pour l’Alsacien, pourtant toujours en lice pour remporter la Ligue Europa.

Sur le même modèle que l’hommage aux 500 victoires de Richard Gasquet (c’est vendredi hein, on ne va pas s’emmerder), on vous propose de revivre la carrière de Wenger à Arsenal à travers cinq décisions qui auraient pu tout changer.

Remplacer Pirès en finale 2006

Il fallait faire un choix et nous ne sommes même pas vraiment sûrs que ce n’était pas le bon. Mais peut-être qu’il aurait tout changé : nous sommes en 2006 au Stade de France lors de la seule finale de Ligue des champions de la carrière d’Arsène Wenger. Il y a 0-0 entre le Barça de Ronaldinho et Arsenal et le gardien des Gunners, Jens Lehmann, est expulsé à la 18e minute de jeu pour une faute sur Eto’o. Wenger doit sortir un joueur de champ pour faire entrer son gardien remplaçant, Manuel Almunia. Trois choix s’offrent à lui.

  • le très fin techniquement Hleb
  • le rapide Ljungberg
  • notre Robert Pirès national

Wenger sort le plus âgé du lot, Pirès, qui quittera d’ailleurs le club dans les semaines suivantes. Arsenal marque par Campbell puis lâche petit à petit avant de s’effondrer en prolongations. Et on ne pourra jamais arrêter de se dire que l’expérience du champion du monde 98 n’aurait pas été utile dans un match comme celui-là, que son activité – même réduite à ce moment-là de sa carrière – n’aurait pas plus servi que celle du sympa-mais-quand-même-ça-casse-pas-trois-pattes-à-un-canard Ljungberg, qu’il aurait probablement plus gagné de duels que l’allumette Hleb. L’histoire ne se réécrit pas.

Refuser l’Equipe de France

Arsène Wenger et l’Equipe de France, c’est un peu le jeu du chat et de la souris. Souvent évoqué comme sélectionneur, jamais présent sur le banc français, le coach alsacien admettra sur BeIN SPORTS avoir été réellement approché deux fois par la FFF. En 2010 après le fiasco Domenech, et en 2012 pour succéder à Laurent Blanc. Hors de question pour lui, qui a toujours privilégié le travail au quotidien dans un club. « Il n’y a que deux choses intéressantes dans le métier de sélectionneur : la Coupe du monde et l’Euro, dira-t-il. Le reste, c’est un peu de la perte de temps. » C’est vrai que se faire éliminer en huitième de finale chaque année par le Bayern, ça c’est du temps bien rentabilisé. La tragédie Wengerienne, préférer sombrer à Arsenal que sauver la France. Il laisse néanmoins la porte à une sélection pour 2022. Lorsque les journalistes de BeIn, qui sont décidément ses confidents privilégiés, lui ont posé la question, il a répondu d’un laconique « pourquoi pas… ». Enfin une autre réponse que « Oui. », remarque.

Rester dix ans de trop

#WengerOut. L’avènement des réseaux sociaux a été le pire cauchemar de la fin de carrière d’Arsène Wenger. Au fur et à mesure que les années passaient et que le jeu de son équipe se délitait, le hashtag #WengerOut demandait l’éviction de notre Arsène fleurissait sur Twitter. Et ailleurs. Partout : en Afrique, en Inde, aux Amériques, on demandait qu’il s’en aille. Et le fait est qu’on se demande toujours pourquoi il s’est tant accroché à son poste : Paris, Barcelone, équipe de France, il aurait pu aller où il voulait et sortir de son confort. Mais il n’a jamais voulu quitter Arsenal, restant fidèles à ses principes. C’est louable, mais ces dix dernières années ne furent pas une franche réussite. Dommage.

Les oursins dans les poches

Dans la liste des reproches adressés à Wenger depuis toujours : sa propension à ne pas foutre un euro dans le mercato quand tous les concurrents y vont au bazooka. Longtemps, l’excuse du nouveau stade a servi de paravent, jusqu’au jour où il a fallu se rendre à l’évidence. Wenger n’aime pas claquer de l’argent indûment. Pourtant, il aurait fallu à peine plus de 100 000 euros pour arracher Didier Drogba au Mans plutôt que de le voir briller à Chelsea pendant dix ans tous les week-ends. Luis Suarez était déjà un peu plus cher à sortir de Liverpool, mais tonton Arsène avait pour une fois décidé de sortir le chéquier, en vain. Deux grands attaquants qui ont échappé à Wenger (on pourrait ajouter Benzema), lui-même incapable de retenir les symboles du club. Fabregas voulait retourner à Barcelone, il a réussi son coup. Quant à Van Persie, il ira donner un titre à MU l’année après son départ. Tout ça pour se retrouver avec des Xakha et des Mustafi de partout. Il paraît que l’été à Londres dure deux semaines. C’est déjà trop long pour les supporters déçus des mercatos d’Arsenal.

Adams, Henry, Vieira… Ne jamais faire confiance aux anciens

Ok, tous les clubs ne sont pas forcés d’être des Bayern Munich en puissance, à avoir que des anciens joueurs dans l’équipe dirigeante. Mais quand même… Avec les joueurs qu’a eus Arsène Wenger, des monstres de charisme et d’amour du maillot comme Vieira, Henry, Adams et on en passe, comment se fait-il qu’aucun ne soit dans le club ? La faute à un Wenger qui n’a jamais aimé déléguer, ni jamais accordé une grande confiance à ses ouailles une fois leur carrière finie.

A l’été 2016, Henry devait même s’installer en tant qu’adjoint sur le banc des U18 d’Arsenal. Mais Wenger avait finalement refusé. Ainsi, Adams a déjà travaillé pour Tottenham, l’ennemi juré, Henry pour la sélection belge, et Vieira pour Manchester City et est désormais entraîneur de New York City. Ceci dit, les trois sont évoqués pour succéder à Wenger… Comme quoi, même en reniant ces enfants, ils réapparaissent toujours au moment de la succession.