OM-Bilbao: Marseille se rebelle contre l'arbitrage... Et s'envole vers les quarts de Ligue Europa?

FOOTBALL Les Olympiens ont longuement contesté une décision très litigieuse de l'arbitre... Qui, vu le score, restera un fait de jeu anecdotique...

Au stade Vélodrome, Jean Saint-Marc

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Ocampos, deux jambes et un bras.
Ocampos, deux jambes et un bras. — ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP
  • Marseille a battu Bilbao 3-1, ce jeudi soir, en huitièmes de finale de Ligue Europa.
  • Lucas Ocampos a réussi un doublé, Dimitri Payet a mis un but et signé un match exceptionnel. 
  • Les Olympiens sont en ballotage favorable avant le match retour, jeudi prochain, au Pays Basque.

Et voilà le travail. Aux dernières nouvelles, on ne chasse pas l’ours dans les calanques. Il ne faut donc pas vendre sa peau avant d’être allé en Biscaye. Mais en battant Bilbao 3-1 au match aller, l’OM s’est assuré un déplacement relativement tranquille, la semaine prochaine. Le premier quart de finale de Ligue Europa depuis 2009 semble en vue.

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>>  Un Ocampos express, un Payet de gala. Trente-six secondes : le temps qu’il a fallu à Ocampos pour ouvrir le score. Deux : le nombre d’extérieurs du pied réussis par les Marseillais sur une seule action (celle du premier but, donc). Seul le premier de ces records sera homologué par les statisticiens.

Les amoureux de tactique apprécieront, eux, le simili tiki-taka qui a permis la construction du second but. Ceux qui aiment le foot, tout simplement, regarderont plusieurs fois les vidéos de la demi-volée parfaite de Payet, armée en quelques centièmes de seconde (14e). L’intermittent capitaine olympien a été brillant, ce jeudi, avec, au menu, gestes techniques de grande classe, ouvertures délicieuses et… Une passe décisive, pour Ocampos, encore (58e). C’est Thauvin qui avait donné le ballon du premier but, après un rush dans la surface (1e). Coup dur, toutefois : l’international Français est sorti sur civière, touché à la cheville.

>> Pour Bilbao, rien qu’un péno. Au métier, les Basques ont collé un coup de pression aux arbitres portugais. Au métier, Aduriz (37 ans) a claqué une panenka à Mandanda. Juste avant la mi-temps, Jorge Sousa et son arbitre de surface ont (brièvement) relancé Bilbao, avec un penalty plus que litigieux : quand une main (en l’occurrence un coude) reste collée au corps, le geste est rarement intentionnel.

Cela restera un fait de jeu anecdotique, les Basques étant incapables de revenir dans le match. Leur défense était bien celle du 14e de Liga, pas celle d’un grand nom européen. Il a fallu attendre la 83e pour voir un geste défensif de grande classe : Etxeita qui sort un tacle aérien pour sauver son goal battu, sur ce qui ressemblait au ballon du triplé, pour Ocampos. Et c’est le même Etxeita qui était coupable d’une ignoble relance plein axe, sur le but de Payet.

>>  Un Vélodrome de classe européenne. Le silence, très peu pour eux. Bravant gentiment la consigne du speaker, le virage Sud a converti en minute d’applaudissements l’hommage à Davide Astori. Tout aussi émouvant, et plus conforme, aussi, à l’ambiance qui régnait au Vélodrome ce jeudi soir. A défaut d’être plein, il était bouillant. Le record de fréquentation n’a pas été battu, c’était écrit avant le coup d’envoi. Mais celui du nombre décibels… Peut-être. La bronca pour contester le pénalty basque était légendaire. Plus on est de fous, plus on rit. Mais 37.657 fous suffisent à faire beaucoup de bruit.