Metz–TFC: «Déception», «frustration»… C’est officiel, Toulouse va galérer jusqu’au bout

FOOTBALL Incapables de battre une lanterne rouge messine longtemps réduite à dix, les Toulousains ont raté une belle occasion de mieux respirer en fond de classement…

Nicolas Stival

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Le courroux de l'entraîneur du TFC Michaël Debève à Metz, le 3 mars 2018.
Le courroux de l'entraîneur du TFC Michaël Debève à Metz, le 3 mars 2018. — P. Hertzog / AFP
  • Michaël Debève est mécontent de l’unique point arraché à Metz.
  • A dix journées de la fin du championnat, la situation de Toulouse reste critique.

Peut-être que le TFC dira merci à Julian Palmieri, au soir de la 38e journée. Expulsé dès la 43e minute pour un tacle aussi dangereux qu’inexplicable sur Max-Alain Gradel, le latéral gauche messin a laissé son équipe à dix pendant plus d’une mi-temps, samedi soir à Saint-Symphorien. Alors mené (0-1), Toulouse a réussi à revenir à six minutes de la fin du match, grâce au premier but en Ligue 1 du défenseur Kelvin Amian (20 ans).

17es à égalité avec les Amiénois, 16es, les Violets gardent péniblement la tête hors de l’eau avec un point d’avance sur Troyes, barragiste, et deux sur Lille, premier relégable. Pendant ce temps, Angers, un concurrent direct, a cartonné Guingamp (3-0)… « C’est une grosse déception », avoue Michaël Debève, qui évoque une formation « inexistante en première période, dans tous les sens du terme ». « C’est une grosse frustration de n’avoir pris qu’un point, poursuit l’entraîneur toulousain. On en a vraiment perdu deux. Même à onze contre dix, on avait du mal à trouver des solutions. »

Certes, en supériorité numérique, Toulouse s’est créé des occasions et Eiji Kawashima, le gardien japonais des Lorrains, a sorti un gros match. Mais malgré un coaching offensif (entrées de Toivonen, Durmaz et Mubele), l’équipe a tout de même livré la pire prestation de l’ère Debève en L1, marquée par deux succès, une défaite (honorable contre Paris, 0-1) et désormais trois nuls d’affilée.

Deux matchs à domicile d’affilée

Une semaine après la remontada contre Monaco, de 1-3 à 3-3, le TFC a de nouveau réussi à revenir au score, mais de façon bien moins glorieuse. Mais pour espérer ne pas retrouver une Ligue 2 quittée en 2003 dans dix journées, il va bien falloir réapprendre à gagner. Si possible lors des deux rencontres au Stadium qui se présentent, dimanche contre Marseille puis le 17 mars face à Strasbourg, avant un déplacement assez peu rigolo à Lyon, le 1er avril.