ASSE-OM: Malgré un énième but de Thauvin, Marseille perd deux points et peut-être Mandanda

FOOTBALL Dans la lutte acharnée pour la deuxième place, les Marseillais pourraient regretter le nul (2-2) de ce vendredi dans le Chaudron...

A Saint-Etienne, Jérémy Laugier

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Florian Thauvin a encore été décisif ce vendredi en ouvrant le score dans le Chaudron.

Florian Thauvin a encore été décisif ce vendredi en ouvrant le score dans le Chaudron. — PHILIPPE DESMAZES / AFP

  • L'incontournable Florian Thauvin a encore marqué, ce vendredi à Saint-Etienne.
  • Mais l'OM s'est fait surprendre dans les vingt dernières minutes de jeu, avec une erreur de Yohann Pelé dont a su profiter Robert Beric (2-2).
  • Un nul aux allures de petit coup d'arrêt pour les hommes de Rudi Garcia dans la course à la deuxième place avec l'OL et l'AS Monaco.

Un petit tournant dans cette fameuse lutte pour finir dauphin du PSG en Ligue 1 ? Pendant les deux tiers de la rencontre, ce vendredi à Saint-Etienne, l’OM a plutôt eu des allures du « rouleau compresseur » évoqué par Jean-Louis Gasset en conférence de presse. Mais malgré l’activité de Florian Thauvin, la blessure de Steve Mandanda a coûté cher aux Olympiens, qui n’ont ramené qu’un nul (2-2) de Saint-Etienne.

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Thauvin, encore et toujours lui. Mis au repos mardi en Coupe de France et incertain pour ce vendredi, Florian Thauvin était bien présent dans le onze de départ marseillais. Si bien même que quatre minutes lui ont suffi pour scorer, d’une belle reprise du gauche sur un centre d’Hiroki Sakai (0-1, 4e). Une habitude qui devient quand même sacrément dingue quand on y repense. L’ailier droit est à la fois le 5e meilleur buteur de Ligue 1 (14 réalisations) et le 2e meilleur passeur (10). Il tourne même sereinement à un but en moyenne par match en 2018.

Egalement impliqué sur le deuxième but inscrit par Morgan Sanson (1-2, 20e), « Flotov » a été dans tous les bons coups, avant d’un peu disparaître lui aussi en seconde période. Il a quand même cru jouer à nouveau les héros à l’ultime seconde, peu après un immense loupé de Kostas Mitroglou, mais Stéphane Ruffier a signé une drôle de parade. L’ancien Bastiais incarne en tout cas mieux que quiconque la dynamique olympienne (7 victoires et 2 nuls sur les 9 derniers matchs). Le réservoir offensif des Bleus en vue du Mondial russe est limite flippant si on songe que tout comme Nabil Fekir, Florian Thauvin est loin d’être assuré d’une place dans les 23 de Didier Deschamps.

Hamouma en pointe, surprise et bonne idée. L’absence de certitudes de l’ASSE au poste de numéro 9 ne date clairement pas d’hier. Le constat est peut-être devenu encore un peu plus criant cette saison au vu de l’investissement record (7,3 millions d’euros) et du cuisant échec Loïs Diony, déjà parti à Bristol City. Alexander Söderlund a lui aussi été poussé dehors cet hiver et Robert Beric (de retour de prêt) est désormais le seul véritable avant-centre de l’effectif.

Oui, mais Jean-Louis Gasset a surpris son monde ce vendredi en tentant le coup du faux 9 si cher à la Roja des sacres de 2008 à 2012. Le Cesc Fabregas du Forez n’est autre que Romain Hamouma, déjà testé à ce poste avec Christophe Galtier. L’habituel ailier droit a certes connu pas mal de déchet dans la finition (45e, 49e). Mais il a aussi régalé le Chaudron d’un des dribbles cultes de la saison en mystifiant Adil Rami d’un bluffant contrôle orienté-grand pont. Dans la foulée, son centre judicieux a permis à Kévin Monnet-Paquet d’égaliser (1-1, 9e). A voir comment il a su perturber cette lente charnière Rami-Rolando avec sa vivacité, on se dit que cette formule pourrait rendre des services aux Verts d’ici le mois de mai.

Mandanda, la déchirure qui fait peur. L’OM maîtrisait assez tranquillement son sujet (1-2) jusqu'à la tuile du soir, en fin de première période. Extrêmement précieux depuis le début de la saison, Steve Mandanda s’est alors plaint de la cuisse en s’écroulant au sol. Remplacé dans la foulée par Yohann Pelé (42e), le taulier marseillais pourrait être absent un moment. Un épisode d’autant plus préjudiciable que son remplaçant ne s’est pas vraiment illustré.

Très attentiste (tout comme Bouna Sarr) sur un centre a priori anodin de Jonathan Bamba, « l’Albatros » a été crucifié… de la poitrine par le joker stéphanois Robert Beric dans ses six mètres (2-2, 74e). S'il s’est montré plus solide juste après devant une frappe soudaine du Slovène, Yohann Pelé symbolise l’optimisme tout d’un coup chancelant des supporters marseillais. Leur impeccable parcours vers la deuxième place a subi un coup d’arrêt aussi brutal que la cuisse de leur ange gardien.