11 novembre: Scandale en vue, la Fifa refuse que les Britanniques rendent hommage aux morts de 14-18

FOOTBALL Les nations britanniques veulent arborer un coquelicot sur leur maillot, ce que leur refuse la Fédérations internationale...

N.C. avec AFP

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Le fameux poppy, le coquelicot présent sur les équipements  des nations du Commonwealth en hommage aux morts de 1914-1918.
Le fameux poppy, le coquelicot présent sur les équipements des nations du Commonwealth en hommage aux morts de 1914-1918. — Matt West/BPI/Shutterst/SIPA

Un « poppygate » est en train de naître entre les nations britanniques et la Fifa. Les Fédérations anglaise et écossaise de football ont en effet annoncé que les maillots de leurs joueurs arboreraient le fameux « poppy » vendredi à Wembley, comme c’est la tradition le 11 novembre, jour de commémoration de l’Armistice, mettant fin à la Première guerre mondiale. Et ce malgré les sanctions dont les menace la Fédération internationale.

La Fifa justifie ses menaces par son refus de tout message politique, religieux ou commercial sur les maillots des équipes engagées dans ses compétitions. Or, dans les pays du Commonwealth, il est d’usage d’accrocher sur sa poitrine un coquelicot de papier en souvenir des soldats morts ou blessés à la guerre. Le « poppy » se porte de fin octobre/début novembre jusqu’au 11 novembre.

La position de la Fifa « de tout à fait scandaleuse », selon Theresa May

Arborer ce coquelicot est « juste », a estimé lundi le sélectionneur par intérim de l’Angleterre Gareth Southgate, en amont du match de qualification pour le Mondial 2018 contre l’Ecosse. « Il s’agit d’une part importante de notre histoire et de notre tradition, un élément qui nous constitue en tant que nation. »

Il a ajouté qu’il comprenait que l’on puisse avoir une opinion différente : « mais je pense qu’il est important que nous arborions le coquelicot car c’est la chose juste à faire quand on représente une nation ». La Première ministre britannique Theresa May a qualifié la position de la Fifa « de tout à fait scandaleuse », et une pétition contre cette interdiction de porter le « poppy » a réuni plus de 300.000 signatures. Les frictions ne sont pas encore près de s’estomper.