PSG-Arsenal: Edison Cavani «assume» ses ratés? Il a raison, ce nul est clairement de sa faute

FOOTBALL L'attaquant uruguayen a marqué mais a surtout énormément vendangé...

Romain Baheux

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Edinson Cavani a beaucoup raté lors du match entre le PSG et Arsenal le 13 septembre 2016.
Edinson Cavani a beaucoup raté lors du match entre le PSG et Arsenal le 13 septembre 2016. — CHRISTOPHE SAIDI/SIPA

42 secondes. C’est le temps qu’il a fallu à Edinson Cavani pour nous convaincre de chasser les « vendangeur », « manque de réalisme » ou « pas l’avant-centre qu’il faut au PSG » de notre papier. Puis, l’attaquant uruguayen a doucement mais sûrement bousillé cette confiance construite sur son ouverture du score (1-0, 1ere), record de précocité dans l’histoire du club. Quatre occasions manquées et un match nul contre Arsenal (1-1) largement évitable plus tard, nous revoilà en train de refaire le procès de l’Uruguayen. Pour la 843e fois.

Encore une fois, on ne remet pas en cause le comportement du joueur. Classe comme tout dans son costard, Cavani a admis sans aucun problème ses torts dans l’affaire. « J’assume ma responsabilité, j’ai eu trois ou quatre occasions franches, glisse-t-il. C’est normal que l’on parle de ça après un nul, on cherche là où tu aurais pu faire la différence. Il y a des fois où ça rentre, d’autres non. Ça fait partie du foot. »

Oui, mais ça fait aussi beaucoup à la longue. Dans la zone mixte du Parc, on a énormément entendu des joueurs regretter l’inefficacité du PSG, sans qu’aucun ne cite le nom du coupable, là où il avait été davantage soutenu après le match contre Metz en août, déjà marqué par nombre de ses ratés.

Evidemment, Unai Emery tient encore un discours protecteur, expliquant que « le plus important, c’est qu’il se procure des occasions ». OK, il a reçu le soutien d’Arsène Wenger qu’il l’a « trouvé bon, remuant et efficace dans le pressing », deux points que personne ne conteste. Mais maintenant qu’il est placé en pointe et que le PSG ne lui a mis personne dans les pattes (vous allez me dire Jesé, mais bon) après le départ de Zlatan Ibrahimovic, l’Uruguayen n’a plus vraiment le droit de bouffer la feuille de la sorte.

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« J’ai confiance en lui, c’est l’un des meilleurs attaquants du monde, estime son président Nasser Al-Khelaïfi, conscient qu’une partie de la crédibilité de sa politique estivale repose sur le rendement de l’avant-centre. Il va travailler, je ne m’inquiète pas. » De toute façon, il est trop tard pour ça.