Leicester champion? A 5000 contre 1, ce supporter va signer le pari le plus rentable du siècle

FOOTBALL Leigh Herbert, supporter de Leicester, a misé cinq livres en août 2015 sur le titre des hommes de Claudio Ranieri...

Antoine Maes

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L'attaquant de Leicester Jamy Vardy, le 17 avril 2016.
L'attaquant de Leicester Jamy Vardy, le 17 avril 2016. — ADRIAN DENNIS / AFP

Leigh Herbert est un homme doublement heureux. D’abord, en tant que supporter de Leicester, il devrait avoir la joie de voir son équipe devenir championne d’Angleterre, et peut-être même dès ce week-end. Ensuite, parce que ce titre inespéré devrait lui rapporter gros. En août 2015, ce charpentier de 39 ans a misé 5 livres (6€40) sur la possibilité de voir les Foxes remporter la Premier League. Avec une côte à 5000/1, vous imaginez le jackpot. Maintenant qu’il ne manque plus qu’une victoire aux hommes de Claudio Ranieri, Leigh peut enfin se lâcher : « Je peux le dire, ils vont le gagner, je suis extrêmement confiant ».

« Dans mes rêves les plus fous je ne pensais pas qu’ils seraient champions »

On peut accorder au bonhomme le droit de faire un peu le malin. Il y a plus de chances que François Hollande remporte la présidentielle de 2017 qu’il n’y en avait de voir Mahrez et sa bande rouler sur la Premier League ? Leigh défend une logique sportive : « Je les ai regardés la saison dernière, et ils étaient tellement malchanceux… Ils se sont maintenus de justesse mais l’équipe était bonne ! Et quand ils ont nommé Ranieri, je me suis dit qu’avec son expérience, il allait apporter quelque chose. Evidemment, même dans mes rêves les plus fous je ne pensais pas qu’ils seraient champions, mais honnêtement, je pensais bien qu’ils seraient au moins dans les premiers, parce que je savais de quoi ils étaient capables ».

Quand on vous dit que Leigh fait un peu le malin, c’est vrai. Il y a quelques jours, il a tweeté la photo du fameux Almanach des sports de «Retour vers le Futur». Celui qui permet à Biff Tannen d’être millionnaire. Bon, notre parieur de génie ne touchera jamais autant d’argent : Le pactole devrait avoisiner les 30.000 euros, soit quasiment une année de salaire pour lui. « Je vais mettre à la banque, et moi et ma fiancée, on va pouvoir faire un prêt et s’acheter la maison qu’on loue pour le moment », raconte Leigh.

Le vrai talent du gars, ce n’est pas d’avoir pris ce pari. C’est d’avoir résisté aussi longtemps aux sirènes des bookies qui n’ont pas arrêté depuis des mois de lui proposer de retirer son pari contre une petite compensation immédiate. « En décembre, William Hill m’a offert un premier « cash-out ». A 3000 livres (3800 euros) je n’étais pas tenté. Ensuite, j’ai accepté de passer de 5 à 3 livres de mise contre un premier versement de 5600 euros. C’était à Pâques. Depuis, il y a tellement d’argent sur la table que je me dis que s’ils ne le font pas, je deviendrai fou ».

Bon normalement, ça devrait le faire. Leigh pourra donc remercier sa fiancée « qui m’a toujours dit de faire ce que je voulais », et ses potes « qui m’ont dit que si je retirais mon pari, ils ne me parleraient plus jamais de leur vie ». Et ça aurait été un peu con, parce qu’ils étaient là au tout début de l’histoire, en août 2015 : « On buvait des bières, on parlait de Leicester et de paris. L’alcool aidant, j’ai pris confiance et je l’ai fait. Et puis on a commencé à jouer à ce jeu qu’on a tous fait entre pote, vous savez quand on se demande ce qu’on ferait si on gagnait à la loterie ». Bah si on était toi, Leigh, on commencerait par régaler une tournée à tout le monde, hein.