Julian Alaphilippe met un terme à sa carrière, la fin d’une ère pour le cyclisme français
CIAO L'ARTISTE•Selon plusieurs médias, le coureur français Julian Alaphilippe a décidé de mettre un terme à sa carrière malgré la dernière année de contrat qu’il lui reste avec l’équipe suisse Tudor Pro Cycling20 Minutes avec AFP
On ne le savait pas encore, mais les tours de roue de Julian Alaphilippe cet été sur le Tour de France étaient certainement ses derniers avant la quille. Le coureur français, double champion du monde et vainqueur de Milan-Sanremo, va mettre en effet un terme à sa carrière à 34 ans et renoncer à sa dernière année de contrat qui court jusqu’en 2027 avec l’équipe suisse Tudor Pro Cycling.
Tout a commencé avec le site spécialisé néerlandais WielerFlits, selon lequel Alaphilippe « envisage sérieusement de mettre un terme à sa carrière » et est même « sur le point de résilier son contrat avec son équipe ». Dans la foulée, L’Equipe est allée plus loin en titrant « Alaphilippe s’arrête là ». « Julian Alaphilippe (34 ans) a décidé de mettre un terme à sa carrière et renonce à sa dernière année de contrat chez Tudor. Le Tour de France était sa dernière course ».
La fin d’une ère pour le cyclisme français
Sollicités par l’AFP, le coureur et son entourage n’ont pas donné suite pour le moment. Si l’information se confirme, et c’est bien le chemin que ça prend, il s’agira de la fin d’une ère pour le cyclisme français, après les départs à la retraite de Thibaut Pinot en 2023 et de Romain Bardet l’an dernier, ces trois coureurs ayant constitué les têtes d’affiche du vélo tricolore ces 15 dernières années.
Et de ces trois champions, Julian Alaphilippe est celui qui compte le plus beau palmarès, avec pour summum ses deux titres de champion du monde, en 2020 à Imola et l’année suivante à Louvain, un doublé inédit pour un Français.
Mais sa plus belle saison, le natif de Saint-Amand-Montrond l’avait déjà connue un an plus tôt, en 2019, avec une place de numéro un mondial et des exploits à la pelle, dans un style plein de panache : un Monument avec Milan-Sanremo au printemps, une deuxième Flèche Wallonne - il en remportera trois en tout –, les Strade Bianche, et surtout un Tour de France magnifique avec quatorze jours passés en jaune (dix-huit au total durant sa carrière) et deux victoires d’étape, dont un en contre-la-montre à Pau. Une édition 2019 terminée à la 5e place, après avoir fait rêver le public français, en duo avec Pinot.
Des chutes qui ternissent la fin de son histoire
Vainqueur de six étapes au total dans la Grande Boucle, Alaphilippe a aussi levé les bras une fois sur le Tour d’Espagne, dès 2017, et sur le Tour d’Italie sept ans plus tard. Mais sa carrière a aussi eu son lot de malheurs, avec plusieurs chutes, la plus terrible en 2022, à 80 km/h lors de Liège-Bastogne-Liège.
Dès lors, plus rien ne fut comme avant, malgré une tentative de relance l’an passé dans la modeste formation suisse Tudor, et une dernière participation le mois dernier au Tour de France, terminé au-delà de la 100e place et manifestement las : « Il n’y a rien d’officiel, mais il ne faut pas s’attendre à me revoir » sur la Grande Boucle, avait-il dit. Il ne faut désormais plus s’attendre à la voir nulle part.



















