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Mondiaux de cyclisme : Julian Alaphilippe, Romain Bardet et Valentin Madouas pour emmener les Bleus
selection•Christophe Laporte, vice-champion du monde en 2022, fait pour sa part les frais du profil montagneux de la course en ligneN.C. avec AFP
Après le récital des JO de Paris, où l’équipe de France a remporté les médailles d’argent et de bronze lors de la course en ligne, Thomas Voeckler et les Bleus s’attaquent à un nouveau défi : les Mondiaux de Zurich. Le sélectionneur a annoncé ce vendredi la composition du groupe qui ira batailler sur l’exigeant circuit suisse. Julian Alaphilippe, Romain Bardet et le vice-champion olympique Valentin Madouas en seront les fers de lance.
Julien Bernard, Romain Grégoire, Pavel Sivakov, Rudy Molard et David Gaudu complètent la sélection de huit coureurs pour la course en ligne qui aura lieu le dimanche 29 septembre, alors que Bruno Armirail et Thibaut Guernalec disputeront le contre-la-montre au programme dès ce dimanche avec des chances minimes de médaille.
Kevin Vauquelin et Christophe Laporte, médaillé de bronze olympique et pilier des Bleus, sont les principaux absents. Le premier connaît « un épisode de fatigue » selon son équipe Arkéa-B & B Hôtels après avoir gagné une étape du Tour de France et participé aux JO, alors que Laporte, vice-champion du monde en 2022, fait les frais du profil montagneux de cette course en ligne (273 km et 4.470 mètres de dénivelé positif). « Vu le dénivelé, ça n’a même pas été un sujet. J’espère que Christophe aura d’autres parcours qui lui conviendront mieux », a expliqué Thomas Voeckler.
Guillaume Martin et Warren Barguil n’ont, eux, pas été retenus « par choix ». Le sélectionneur considère que son équipe a « de l’allure » même si elle ne compte pas dans ses rangs un super favori comme les Slovènes Tadej Pogacar et Primoz Roglic, le Belge Remco Evenepoel ou le Néerlandais Mathieu van der Poel, champion du monde en titre.
Pas les plus forts, mais pas les moins ambitieux
« On ne se présente pas avec le coureur le plus fort du monde. Il ne faut pas prendre les gens pour des imbéciles, insiste Voeckler. On ne se présente pas non plus avec le statut qu’on pouvait avoir au moment d’Imola ou de Louvain », en 2020 et 2021 lors des deux titres mondiaux d’Alaphilippe. « On est plus des outsiders, surtout sur ce type de parcours. Sur l’ensemble de l’année, bon nombre de coureurs nous sont supérieurs », souligne encore le sélectionneur.
« Ce n’est pas pour autant qu’on n’est pas ambitieux, bien au contraire », ajoute Voeckler qui comme d’habitude mise sur le collectif et l’intelligence de course. Sa marque de fabrique depuis qu’il est à la tête de la sélection tricolore.


















