France - Danemark : Avec Mbappé et Dembélé, la force de frappe des Bleus est lancée

FOOTBALL Les Bleus ont fait le taf en s’imposant enfin contre le Danemark (2-1) grâce à un doublé de Kylian Mbappé

Aymeric Le Gall
Kylian Mbappé a inscrit un doublé contre le Danemark (2-1) pour envoyer l'Equipe de France en huitièmes de finale de la Coupe du monde 2022.
Kylian Mbappé a inscrit un doublé contre le Danemark (2-1) pour envoyer l'Equipe de France en huitièmes de finale de la Coupe du monde 2022. — Thanassis Stavrakis/AP/SIPA
  • L’Equipe de France a réussi à battre le Danemark (2-1), dans son deuxième match de la Coupe du monde.
  • Dembélé et surtout Mbappé ont été au niveau et permettent à la France de devenir la première nation à se qualifier pour les huitièmes de finale de cette Coupe du monde 2022.

De notre envoyé spécial au stade 974,

La France, première nation qualifiée pour les huitièmes de finale ! Avec un Mbappé décisif et un Dembelé plus que remuant, les Bleus ont enfin battu le Danemark (2-1), pour leur deuxième match des phases de poules de cette Coupe du monde 2022. 

Dembouz répond présent

Depuis le début du rassemblement, et encore plus quand on a compris que le bonhomme allait partir dans la peau d’un titulaire cette Coupe du monde, certains au service des sports maison ont mis un gros bifton sur tonton Dembélé. D’autres non, ça les regarde. Ils seront jugés en temps et en heure, ne vous inquiétez pas. Après avoir réalisé une copie plus qu’honorable face à l’Australie, mardi, ponctuée d’un centre décisif pour le but de la tête de Mbappé, le Barcelonais, un temps annoncé sur le banc à la place de Coman, a de nouveau dégueulassé le match face au Danemark de toute sa classe. Ce n’est pas compliqué, il était partout.

En défense, là où Didier Deschamps l’attend au tournant durant cette compète, à l’image de ce tacle de mort de faim sur Maehle. Mais surtout devant, où il est apparu pendant la première mi-temps comme le dynamiteur en chef de la défense danoise. Rapide, of course, vif sur ses appuis et blindé de confiance, Dembouz a mis la misère à tout le monde côté gauche par ses crochets cric-crac-je-vais-par-ici-hé-non-je-vais-par-là-tu-me-revois-plus. Il fut d’ailleurs à l’origine de quatre des sept occases françaises de la première période. Avec une petite préférence pour ce crochet intérieur enchaîné par une galette vers Rabiot (21e), dont la tête décroisée nous a un peu rappelé celle de Zizou en finale contre l’Italie en 2006 et claquée par Buffon. Moins en vue en seconde période et remplacé par Coman à l’heure de jeu, Dembouz devra juste gagner en régularité sur l’intégralité d’une rencontre.

Une force de frappe hallucinante

On trépignait d’envie de voir ce que les Bleus allaient donner dans ce système hybride en 4-2-3-1/4-3-3, avec un Griezmann en totale liberté et chargé d’aller au charbon pour aider la paire Rabiot-Tchouaméni, et on n’a pas été déçu. Il aura manqué ici un peu d’adresse, là un peu de chance, mais ce match face à un Danemark autrement moins perméable que la défense australienne a permis de confirmer que cette équipe de France à une puissance de frappe sans vraiment d’égal dans ce Mondial. On mettra tout de même un petit bémol pour Mbappé, parfois brouillon lors du premier acte, mais qui aurait mérité d’aller au bout sur cette accélération « remember Kazan 2018 » si Christensen en position de quasi dernier défenseur ne l’avait pas accroché comme un sagouin. Le tout sans prendre un rouge... qui n’aurait pourtant pas été volé.

Le réveil de Mbappé

On connaît trop notre Kylian national pour ne pas savoir qu’un premier acte manqué signifie souvent une réponse atomique dans la foulée. « T’es pas content ? Triplé », vous connaissez la mélodie. Là, pour le coup, ce fut un doublé. Libérateur des Bleus à l’heure de jeu après un une-deux de l’espace avec Théo Hernandez à gauche de la surface danoise, avant que la Danish Dynamite n’égalise contre le court du jeu, le numéro 10 a remis la mosquée au milieu du bled en reprenant de la cuisse un centre délicieux d’Antoine Griezmann, encore monstrueux samedi.

Il aurait d’ailleurs pu inscrire une triplette mais sa volée (trop) ambitieuse aurait mérité de se transformer en passe en profondeur pour Marcus Thuram entré en jeu à la 63e à la place de Giroud. Qu’importe, l’essentiel est là. En gagnant leurs deux premiers matchs de poule - comme au Brésil en 2014 et 2018 - les Bleus sont d’ores et déjà assurés de voir la couleur des 8es de finale, et se payent même le luxe de pouvoir faire tourner contre la Tunisie mercredi (16 heures). Plus qu’un détail, une opportunité en or pour Deschamps de faire croquer ses remplaçants. Rien de tel pour la vie d’un groupe qui semblait déjà prendre son pied depuis l’Australie.