Coupe du monde 2018: «Si on gagne et que je ne marque pas, j'en n'aurais rien à faire», Giroud la joue collectif

FOOTBALL L'attaquant de l'équipe de France l'a jouée collectif en conférence de presse, comme d'habitude...

N.C.

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Olivier Giroud en conférence de presse à Istra, le 8 juillet 2018.
Olivier Giroud en conférence de presse à Istra, le 8 juillet 2018. — David Vincent/AP/SIPA

De notre envoyé spécial à Istra,

Il n’en pense sûrement pas moins, au fond de lui, mais ses discours n’ont jamais varié. Olivier Giroud est un joueur qui fait passer le collectif avant lui, il s’est toujours attaché à le rappeler à chacune des ses interventions devant les médias, que ce soit en zone mixte après les matchs ou en conférence de presse. Ce dimanche encore, de passage sur l’estrade du centre des médias à Istra, le numéro 9 de l’équipe de France l’a jouée en équipe.

« Mon tour peut encore venir »

Il n’a pas encore marqué dans ce Mondial ? Pas grave, assure-t-il. « Est-ce que je suis frustré ? Non, c’est un bien grand mot. Si l’équipe gagne, je suis très heureux, a-t-il répondu. J’essaye d’ouvrir des brèches, de jouer pour mes partenaires, c’est mon côté altruiste. On veut aller au bout tous ensemble. C’est sûr que j’aimerais marquer, mais je ne me fais pas de soucis, mon tour peut encore venir. J’aurai des opportunités d’ici à la fin. »

Il lui a alors été demandé s’il signerait pour « une Guivarc’h », c’est-à-dire être champion du monde sans avoir trouvé le chemin des filets. « Oui, je sais qu’il n’avait pas marqué, et Dugarry avait mis un seul but. Si on gagne et que je ne marque pas, je n’en aurais rien à faire. Je serai champion du monde, ce serait ma plus grande fierté », a-t-il fait savoir.

Pour sa défense, Giroud ne traverse pas non plus cette Coupe du monde comme une ombre, loin de là. Remplaçant en ouverture contre l’Australie, il a réussi ensuite à se rendre indispensable. Comme d’habitude. A l’origine du but de Kylian Mbappé contre le Pérou, passeur décisif à nouveau pour le Parisien face à l’Argentine, il a enquiquiné Godin et Gimenez pendant 90 minutes lors du quart de finale. Il sait apporter autrement, quoi. « Il nous motive toujours, il a des mots forts à l’échauffement, il est très important, a raconté Benjamin Pavard à son sujet. C’est une bonne personne, qui aime la France, tout simplement. »