Boxe: «C'est le combat de ma vie»... Le Toulousain Mohamed Mimoune veut conquérir le monde

BOXE Mohamed Mimoune vise la ceinture mondiale des super-légers IBO. Pour cela, il devra battre l’Argentin Emiliano Dominguez Rodriguez, samedi à Levallois-Perret…

Propos recueillis par Nicolas Stival

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Mohamed Mimoune lors de son combat victorieux face à l'Anglais Sam Eggington, le 7 octobre 2017 à Manchester.
Mohamed Mimoune lors de son combat victorieux face à l'Anglais Sam Eggington, le 7 octobre 2017 à Manchester. — Ph. Oldham / BPI / Shutterstock / Sipa
  • A 30 ans, le boxeur de Bagatelle a l’occasion de couronner une progression régulière.
  • L’ami du champion de monde amateurs Sofiane Oumiha reste sur un titre européen, acquis de haute lutte en Angleterre.

Pour Mohamed Mimoune, le Grand Soir, c’est samedi, à Levallois-Perret. Le Toulousain de 30 ans (19 victoires, deux défaites), surnommé « The Problem », affrontera  l’Argentin invaincu Emiliano Dominguez Rodriguez (29 ans, 21 victoires) pour récupérer la ceinture mondiale des super-légers IBO (moins de 63,5 kg), actuellement vacante.

Membre du Boxing Club Oumiha, fondé par le vice-champion olympique et champion du monde amateurs Sofiane Oumiha, Mimoune est descendu de catégorie après son titre européen des welters EBU (moins de 66,7 kg), remporté le 7 octobre à Manchester face à l’Anglais Sam Eggington.

Que représente ce rendez-vous contre Dominguez Rodriguez ?

C’est le combat de ma vie. Je n’ai pas le droit à l’erreur. Il faut être champion du monde. Mais je suis prêt, décontracté. Je reste sur une bonne dynamique, ça va le faire.

Vous partez favori devant le public français.

Sur le papier, oui. Mais cela reste un combat de boxe. Sur un coup, la décision peut changer.

Que peut-on dire de votre adversaire ?

Il a un style offensif et frappe fort. Il avance et il est dur, comme tous les boxeurs sud-américains.

Que retenez-vous de votre victoire à Manchester contre Sam Eggington, devant 15.000 personnes ?

Ce succès face à un mec de niveau mondial m’a mis en confiance. C’est un plus. Auparavant, j’avais été champion de France, j’avais gagné la Coupe de France puis le titre de l’Union européenne. Je suis passé par toutes les étapes. Samedi, c’est la cerise sur le gâteau.

Votre progression a été régulière…

Oui, malgré quelques blessures et quelques décisions injustes. J’ai commencé à l’âge de huit ans dans mon quartier de Bagatelle, où je m’entraîne. J’ai été champion de France junior, puis j’ai intégré l’équipe de France amateurs avant de passer pro à 23 ans.

Ce n’est pas toujours facile, même pour un professionnel, de vivre de la boxe…

J’ai des sponsors qui me suivent, j’arrive à vivre de mon sport.

Et à côté, avez-vous toujours votre restaurant ?

Non. Je l’avais ouvert en mars 2017, mais je l’ai revendu. Je me concentre sur le sport. J’ai d’autres projets pour l’après-boxe. Je n’en dis pas plus pour l’instant. Je me donne encore trois ou quatre ans avant d’arrêter. Je ne suis pas usé, je n’ai pas pris trop de coups. Mais il ne faut pas pousser le bouchon trop loin.

Quels sont vos objectifs à plus court terme ?

Il faut d’abord que je décroche cette ceinture mondiale. Derrière, d’autres combats vont arriver, aux Etats-Unis et en Angleterre.