VIDEO. Duc de Boulogne: Tony Yoka détruit un troisième faire-valoir, l'ennui est total

BOXE Le boxeur français a remporté samedi soir son troisième succès chez les pros...

William Pereira

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Tu veux détrôner le duc...
Tu veux détrôner le duc... — Julie Douxe/WENN.COM/SIPA

« C’est 9-2 izi », ou plutôt « 9-2 easy » pour Tony Yoka. Sur les terres du rappeur Booba, à Boulogne-Billancourt, le boxeur français a terrassé son troisième adversaire chez les professionnels, Ali Baghouz. Un succès qui n’aura mis que trop peu de temps à se dessiner : l’arbitre a arrêté le combat à la deuxième reprise. Il y avait douze classes d’écart entre les deux boxeurs.

« Ce n’est que le début », a déclaré un Yoka bravache sur le ring, sous les huées d’une partie de la foule, visiblement déçue d’une issue aussi rapide. Le choix de Baghouz, videur à ses heures perdues, a priori une opposition moins consistante que l’Américain Jonathan Rice, battu aux points en octobre, avait étonné. Le Belge, embauché 8.000 euros pour tenir son rôle de « vilain », n’a pas fait longtemps illusion.

Yoka devra attendre avant de faire taire les critiques

« Je voulais faire taire tous mes détracteurs qui parlaient de mon manque de puissance », s’est justifié le Français. Le champion olympique de Rio, qui devait amasser de l’expérience sur un format plus long en huit rounds, ne fera donc pas taire les critiques sur le niveau de ses victimes et l’exposition que lui octroie Canal + jugée excessive par certains.

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« J’écoute les conseils de Virgil Hunter sur le profil de mes adversaires, autrement à quoi bon s’entourer d’un entraîneur de ce niveau ? » a expliqué Yoka à propos du mentor d’Andre Ward, qui a dominé les super-moyens entre 2009 et 2015.

Cinq ou six combats de prévus en 2018

Une partie de ces reproches est infondée si on se réfère à l’ascension de l’actuel champion du monde WBC et IBF, Anthony Joshua, toutefois gérée de facon autrement plus discrète par son promoteur Eddie Hearn.

L'année 2018 doit lui permettre d’accélérer : cinq ou six combats sont prévus, dont plusieurs aux Etats-Unis​ lors de soirées où il ne serait pas la vedette. « Cela me permettra de me confronter à un autre public et de commencer à m’exporter à l’international », souligne Yoka. Contre des adversaires un peu plus respectables, espérons-le.