Passer au contenu principalPasser à l'en-têtePasser au pied de page
A 18 ans, Dominique Malonga a failli réussir un dunk historique à Lyon

France-Serbie : A 18 ans, Dominique Malonga a failli réussir un dunk historique pour le basket féminin tricolore

WOMEN CAN JUMPLa prometteuse intérieure lyonnaise d’1,98 m a tenté un improbable smash, vendredi soir lors de la victoire des Bleues contre la Serbie (85-63), en préparation des JO de Paris 2024
Jérémy Laugier

Jérémy Laugier

L'essentiel

  • A quinze jours de son premier match des JO de Paris 2024, l’équipe de France de basket féminin a facilement battu vendredi la Serbie (85-63).
  • Ce match de préparation, disputé dans une LDLC Arena de Lyon-Décines qui a fait le plein (plus de 9.000 spectateurs pour cette affiche France-Serbie féminine puis masculine), a été marqué par un geste de rare dans les derniers instants.
  • La prometteuse intérieure des Bleues Dominique Malonga (18 ans) a en effet failli réussir le premier dunk de l’histoire du basket féminin tricolore sur une passe aveugle de Marine Johannès.

A la LDLC Arena de Lyon-Décines,

Depuis près d’une décennie, lorsqu’on entend un « oooooooh » contagieux durant un match de l’équipe de France féminine, c’est quasiment toujours lié à un tir longue distance sur un pied ou à une passe aveugle et/ou dans le dos de l’inévitable Marine Johannès. Mais vendredi soir, alors qu’il restait moins d’une minute à jouer dans un facile succès des Bleues contre la Serbie (85-63) en préparation des JO de Paris 2024, ce n’était qu’en partie vrai.

Oui, l’action du match a bien été déclenchée par une no look pass lumineuse de « MJ23 », en pleine forme (18 points) à Lyon-Décines. Sauf que c’est cette fois surtout la conclusion qui a fait se lever une grande partie de la LDLC Arena. Car Dominique Malonga a dans la foulée bien failli signer un pur moment d’histoire, à savoir le premier dunk réussi en plein match par une basketteuse française.

« A l’entraînement, c’est du 100 % »

Du haut de son 1,98 m, la prometteuse intérieure de 18 ans de l’Asvel (après un prêt très convaincant à Tarbes la saison passée) a parfaitement bondi du pied gauche. Sa main droite est clairement au-dessus du cercle (à 3,05 m), mais le ballon lui échappe un peu et ricoche sur l’arrière de l’arceau.

« Je suis toute seule, c’est la fin du match et on a plus de 20 points d’avance, raconte Dominique Malonga, tout sourire après sa jolie prestation (7 points et 9 rebonds). On l’attend depuis longtemps, alors je me suis dit "pourquoi pas tenter ?", c’est l’occasion. Je décide vraiment en une fraction de seconde. Je suis déçue, ça n’était pas loin, il me manquait juste un peu de jus. Plus tôt dans la rencontre, c’est sûr que ça serait rentré. Mais ça montre qu’il va finir par passer, d’autant qu’à l’entraînement, c’est du 100 % [vidéo à l’appui dès une séance en 2022 à Lyon]. Je vais continuer à tenter et ça sera vraiment pour bientôt. »

L’accès à ce contenu a été bloqué afin de respecter votre choix de consentement

En cliquant sur« J’accepte », vous acceptez le dépôt de cookies par des services externes et aurez ainsi accès aux contenus de nos partenaires.

Plus d’informations sur la pagePolitique de gestion des cookies

« Les filles aussi peuvent dunker »

Marine Johannès partage son enthousiasme : « Dominique l’a déjà fait une ou deux fois à l’entraînement, et on attend que ça de la voir réussir un dunk en match. Là, elle nous a énervées, mais ça va arriver. » Vingt-deux ans après l’emblématique pivot américaine Lisa Leslie (1,96 m), première joueuse à dunker en WNBA, Dominique Malonga est prête à prendre la relève sur le sol français. En 2019, 20 Minutes avait interviewé sur ce thème Kendra Chery (seulement 1,88 m), qui avait alors elle aussi tenté avec l'Asvel un dunk dans une fin de quart de finale de Coupe de France non serrée.

Bien que nettement trop courte sur le coup, la jeune Guadeloupéenne (17 ans à l’époque) nous confiait : « Pour moi, les filles aussi peuvent dunker. J’ai l’impression que mon corps le sentait. Le basket reste une passion dans laquelle il faut prendre du plaisir. Quand on teste un dunk, on ressent d’autres émotions et le public aussi ». Nul doute que cette immense Arena flambant neuve de Lyon-Décines, avec plus de 9.000 spectateurs, a incité Dominique Malonga à oser une telle prouesse vendredi soir.

« On est bien conscientes que nous, les filles, on a quand même du mal à remplir les salles de basket, note l’intéressée. Là, les gens sont venus pour les garçons [qui se sont inclinés juste après 67-79 face à la Serbie de Nikola Jokic], mais au final ils sont là pour nous aussi. On aime jouer avec un public comme ça, qui met beaucoup d’ambiance. » Et Dominique Malonga a hâte d’électriser totalement les foules avec un smash historique, peut-être même en plein match des JO de Paris 2024, who knows.