Ligue1: Les dangers qui guettent le PSG

FOOTBALL Pour réussir sa fin de saison et s'assurer une place en Ligue des champions...

R.S.

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Le Paris SG et Marseille, protagonistes du clasico dimanche, se sont tous deux qualifiés mercredi pour les demi-finales de la Coupe de la Ligue en éliminant respectivement Valenciennes et Monaco, alors que Montpellier et Auxerre complètent le dernier carré.
Le Paris SG et Marseille, protagonistes du clasico dimanche, se sont tous deux qualifiés mercredi pour les demi-finales de la Coupe de la Ligue en éliminant respectivement Valenciennes et Monaco, alors que Montpellier et Auxerre complètent le dernier carré. — Francois Lo Presti AFP

La Ligue des champions n’est plus très loin. Calé au pied du podium, à seulement trois points de Lyon (3e de L1), le PSG qui affronte Valenciennes samedi au Parc s’est offert une fin de saison captivante. A condition de maîtriser quelques leviers.

L’état de forme de Coupet. Scène comique jeudi matin sur le terrain d’entraînement du PSG. Makelele arme une frappe mais Edel claque son ballon au-dessus de la barre: «J’y crois pas, quand c’est moi, il les arrête!» Le gardien parisien serait donc plus performant à l’entraînement qu’en match officiel. Le week-end dernier, face à Brest, son entrée en jeu à la place de Coupet a clairement plombé les chances de victoire du PSG (2-2). Si le dos du vétéran parisien n’est pas guéri, Edel pourrait de nouveau débuter dans le but parisien samedi soir. Jeudi matin, il s'est contenté d'un footing autour des terrains d'entraînement avant de s’essayer à quelques prises de balles aériennes. Mais sur l’exercice de reprises de volée, avec les attaquants, c’est bien Edel qui travaillait avec les titulaires. Pas forcément la plus rassurante des nouvelles pour Antoine Kombouaré. 

Une finale de Coupe à gérer. Paris peut-il se focaliser sur une qualification en Ligue des champions, tout en préparant une finale de Coupe de France, dans un peu plus de deux semaines face à Lille? «C’est vrai que ça peut gêner, concède Mathieu Bodmer. Il y a un match championnat trois jours avant et un juste après. Donc ça va être difficile de se concentrer avant et après.» Jusque-là, les Parisiens ont plutôt bien géré l’alternance des compétitions, passant de la L1 à la Ligue Europa sans trop de dégâts. Mais dans le money time, la donne semble un peu plus compliquée. «Il y a beaucoup de maturité dans ce groupe et plusieurs joueurs ont déjà gagné des titres, tempère Bodmer. Dans le sprint final, ces choses là ressortent. Il faut savoir gérer la pression.» Côté CV, le PSG semble donc armé.

Une qualité de jeu à conserver. Dans son yoyo permanent, l’équipe de Kombouaré espère rester le plus longtemps possible au sommet de sa sinusoïde. Avant d’affronter Valenciennes, Paris reste sur une série de cinq matchs sans défaite en L1 et propose un jeu de qualité. «Quand on a le ballon, il y a du mouvement, de belles choses dans le jeu et ça se ressent dans les résultats», explique Bodmer. Selon lui, Paris perd cette saison beaucoup de points dès que les rouages sont moins bien graissés. Gagner des matchs sans bien jouer est un luxe réservé pour l’instant à d’autres cadors. Les Marseillais sont bien placés pour en parler.