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Rétablis par le CIO, les tests de féminité posent « des questions éthiques »

JO Los Angeles 2028 : Rétablis par le CIO, les tests de féminité posent « des questions éthiques et scientifiques »

discriminationPrès de trente ans après y avoir renoncé, le Comité international olympique a rétabli les tests génétiques de féminité à compter des Jeux de Los Angeles
Antoine Huot de Saint Albin

A.H. avec AFP

Après l’athlétisme, la boxe et le ski, qui ont lancé le « mouvement », tous les sports olympiques vont être concernés. En vue des JO de Los Angeles en 2028, le Comité international olympique a annoncé jeudi le rétablissement des tests de féminité, ce qui bannit du sport féminin les athlètes transgenres et une grande partie des athlètes intersexes. Un retour en arrière de trente ans.

Dans une déclaration transmise à l’AFP, le Comité national olympique et sportif français (CNOSF) a annoncé prendre « acte de la clarification apportée » par le CIO et souligne que « jusqu’à présent, la volatilité des règles et les hétérogénéités importantes d’un sport à l’autre ou parfois entre les niveaux national et international au sein d’un même sport constituaient des éléments perturbants pour les fédérations, affectant la préparation sereine des athlètes ».

« Des difficultés pratiques se posent »

« Toutefois, ajoute l’instance, la position annoncée ne permet pas de répondre à l’ensemble des interrogations, ajoute l’instance. Même si le CNOSF relève que la politique du CIO prend en compte certaines situations particulières, les tests SRY évoqués soulèvent en effet des questions éthiques et scientifiques majeures pour l’ensemble des personnes concernées. »

Le comité estime également que « des difficultés pratiques se posent, notamment en France, où la réalisation de tels tests se heurtera aux dispositions des lois bioéthiques et du Code civil, qui, à date, interdisent leur mise en œuvre dans les laboratoires de notre pays », en allusion notamment à la loi bioéthique de 1994.

Le CNOSF met en avant l’importance d’un « travail collectif avec les pouvoirs publics, le mouvement olympique et sportif et les experts compétents, afin de progresser de manière concertée sur ce sujet complexe et sensible, dans le respect à la fois des droits fondamentaux des personnes concernées et de l’intégrité des compétitions ».