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Enceinte de 5 mois, Chloé participe au semi-marathon le plus difficile d’Europe

Semi-marathon du Ventoux : « Je ne mettrai pas ma santé en danger ni celle de mon enfant »… Chloé va courir enceinte

InterviewCe dimanche, 1.600 coureurs et coureuses vont se mesurer au mont Ventoux, pour un semi-marathon au dénivelé positif de 1.610 m. Parmi eux, Chloé, 29 ans, enceinte de son premier enfant
Elle court le semi-marathon du Mont Ventoux enceinte de 5 mois
Floréal Hernandez

Propos recueillis par Floréal Hernandez

L'essentiel

  • Appelé le Géant de Provence, le mont Ventoux accueille ce dimanche « le semi-marathon le plus difficile d’Europe », comme l’annonce l’organisation. 20 Minutes y participe grâce à Finishers.
  • Chloé, 29 ans, est l’une des 1.600 runners et runneuses à prendre le départ de ces 21,6 km sans plat ni descente, bref, toujours en montée. Native des Bouches-du-Rhône, elle avait très envie de gravir le Ventoux. Et ce même après avoir appris sa grossesse.
  • « J’ai reçu l’accord des sages-femmes, des médecins. Ils jugent que j’ai toujours fait de la course à pied et qu’il n’y a pas de raison de m’en empêcher », explique la jeune femme, dont c’est la première grossesse. Malgré la défiance de ses proches, elle s’aligne ce dimanche. « Je connais mon corps, je sais quand c’est trop ou pas. »

Chloé s’apprête ce dimanche à défier le mont Ventoux (Vaucluse). Elle participe au semi-marathon, autoproclamé « plus difficile d’Europe » avec ses 1.610 mètres de dénivelé positif et uniquement de la montée. Jusque-là rien de particulier, hormis un bel effort qui l’attend. Mais cet effort, elle va le faire en étant « enceinte de cinq mois ». Cette fonctionnaire de 29 ans, dont c’est la première grossesse, l’assure : elle ne prendra « aucun risque pour elle ou son bébé ». Mais « en forme » et « habituée à courir », Chloé n’imaginait pas renoncer à son dossard.

La jeune femme raconte à 20 Minutes la réaction de son conjoint, de ses proches ou collègues à cette participation au semi du mont Ventoux, et ce qu’elle redoute le plus dimanche.

Enceinte de cinq mois, Chloé, 29 ans, participe au semi-marathon du mont Ventoux ce dimanche. « Je connais mon corps, je sais quand c'est trop ou pas. » La jeune femme s'arrêtera si elle sent que ça ne va pas pour ne prendre « aucun risque pour elle ou son bébé ».
Enceinte de cinq mois, Chloé, 29 ans, participe au semi-marathon du mont Ventoux ce dimanche. « Je connais mon corps, je sais quand c'est trop ou pas. » La jeune femme s'arrêtera si elle sent que ça ne va pas pour ne prendre « aucun risque pour elle ou son bébé ». - Semi-marathon du mont Ventoux

Quand vous avez appris votre grossesse, qu’est-ce qui vous a convaincu de participer au semi-marathon du mont Ventoux ?

Quand j’ai su que j’étais enceinte, j’avais déjà mon dossard. Je suis née dans les Bouches-du-Rhône donc le Ventoux, je le connais depuis toute petite. J’y suis montée à moto, à vélo, ce sont les images du Tour de France. J’ai décidé de le garder et de participer.

Comment a réagi votre conjoint ?

Avant la grossesse, il s’est dit : « Encore une course où je vais te suivre un week-end. » Quand on a appris que j’étais enceinte, je venais de participer au trail urbain de Vannes. Là j’ai vu que c’était plus compliqué. Même en courant doucement, je sentais que j’étais plus vite essoufflée. Il m’a alors dit que c’était hors de question que je fasse l’ascension du Ventoux à cinq mois de grossesse. Et ça l’est toujours pour ce dimanche. Mais il sait que je suis bornée. Mes parents ne sont pas d’accord non plus.

Et vos collègues, que vous ont-ils dit ?

Que j’étais fidèle à moi-même, complètement folle (sourire). Ils ont l’habitude que j’enchaîne sur un même week-end une course à obstacles le samedi et une course sur route le dimanche. Ils m’ont déconseillé de faire le Ventoux.

Avez-vous pris des conseils auprès d’autres femmes qui ont couru enceintes ou de professionnels de santé ?

Je n’ai pas dans mon entourage de femmes qui ont été dans ce cas. J’ai reçu l’accord des sages-femmes, des médecins. Ils jugent que j’ai toujours fait de la course à pied et qu’il n’y a pas de raison de m’en empêcher. J’ai des prises de sang tous les mois, je suis suivie. Je connais mon corps, je sais quand c’est trop ou pas. Je le vivrai comme un petit échec si je devais abandonner. Mais je ne mettrais pas ma santé en danger ni celle de mon enfant. Si je devais arrêter, je reviendrai plus forte en cherchant un chrono l’année prochaine.

Que redoutez-vous le plus dimanche ?

La chaleur ! Il faudra bien s’hydrater et s’alimenter pour éviter l’hypoglycémie. Et s’écouter : s’il y a une douleur, faire une pause, marcher voire s’arrêter.

20 secondes de contexte

20 Minutes participe au semi-marathon du mont Ventoux à l'occasion d'un voyage de presse avec Finishers.